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Secteur animalier

Le secteur des animaux de compagnie

63 millions d'animaux de compagnie partagent le quotidien des foyers français en 2012, soit près d'un foyer sur deux. L'amour des animaux attirent de nombreux candidats à se tourner vers ce secteur, mais celui-ci est de plus en plus réglementé. Par ailleurs, de nouveaux produits et prestations se développent, mais le segment « petfood » (l'alimentation pour animaux) réalisent le plus gros du chiffre d'affaires ! Les dépenses consacrées à nos compagnons de route, en nourriture, en articles et accessoires est colossal. Un segment qui se porte bien, malgré la crise.

Quel bonheur de côtoyer des animaux ! En 2012, près de 63 millions de chiens, de chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères partagent la vie des familles françaises, soit près d'un foyer sur deux (source : FACCO / TNS SOFRES).

Un chiffre qui situe la France à la 1ère place des pays européens, comptabilisant le plus grand nombre d'animaux de compagnie !

Animaux de compagnie : les tendances en France

Les animaux qui illuminent notre quotidien

Une étude FACCO/TNS SOFRES a été réalisée en octobre - novembre 2012 auprès de 14 000 foyers français représentatifs des ménages français, par courrier, à l'aide d'un questionnaire dédié aux animaux de compagnie (Panel Postal Metascope).

Résultat de l'enquête : les chats sont les animaux de compagnie les plus recherchés (11,41 millions dans les foyers français) après les poissons (34,99 millions). Une population féline qui croît à un rythme de 200 000 chats par an, soit une augmentation de 4,11% entre 2010 et 2012.
En 3ème position : les chiens (7,42 millions recensés), en constante baisse depuis 2010.

Les oiseaux sont 6,43 millions à partager le quotidien des foyers français. Un chiffre stable après estompement du phénomène de grippe aviaire. Les rongeurs, en baisse, quant à eux, sont au nombre de 2,66 millions.

Taux de possession par animaux par foyer

Taux de possession par animaux par foyer
Foyers possédant2012
au moins un chien21,3%
au moins un chat27%
au moins un poisson11,2%
au moins un oiseau3,7%
au moins un rongeur5,6%

Source : FACCO / TNS SOFRES, enquête 2012

Le taux de possession reste stable. 48,4% des foyers possèdent au moins un animal de compagnie, alors qu'ils étaient 48,7% en 2010. La majorité des foyers français possède une seule espèce.

Bon à savoir !

Voici le classement des races de chiens les plus possédés dans les familles françaises :

1. Labrador
2. Yorkshire Terrier
3. Caniche

Le top 3 des races de chats les plus possédés :

1. Siamois
2. Persan
3. Chartreux

 
 

Un merveilleux compagnon de route

L'animal de compagnie représente un véritable membre de la famille. Posséder un animal répond à un besoin d'attachement. Ce compagnon apporte du réconfort et une forme de sécurité. Dans nos sociétés actuelles, l'acquisition d'un animal de compagnie est également une solution pour éloigner la solitude ressentie et le sentiment d'inutilité dont souffrent les personnes âgées et certaines personnes vivant seules.

Chez le citadin, il représente parfois le besoin d'être proche de la nature.

Chez l’enfant, il favorise le développement de la personnalité et permet une ouverture aux autres.

De nombreux bienfaits qui expliquent l'engouement des Français !

Plus d'un foyer sur deux ne possèdent pas d'animaux de compagnie

Selon l'enquête FACCO / TNS SOFRES 2012, 21,6% des personnes interrogées ne possèdent pas de chiens parce qu'elles estiment que « c'est un problème quand elles partent en week-end ou en vacances ».

Les départs en vacances, les difficultés à assumer les coûts d'entretien, les problèmes de comportement ou de santé de l'animal... autant de raisons qui justifient la non-possession d'animaux.

Autre tendance : le développement de l'offre des Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC)

Nous assistons à une augmentation du nombre de « NAC ». Cette expression, apparue dans les années 1980, désigne les animaux de compagnie non conventionnels tels que les serpents, mygales, bernard l'ermite, chimpanzés, etc.). Ce terme a été créé par le vétérinaire Michel Bellangeon, qui a été surpris par l’augmentation du nombre de consultations pour les animaux autres que le chien et le chat.

Exemples de quelques espèces :

  • les reptiles : tortues, iguanes, pythons, ...
  • les psittacidés : cacaotes, perroquets, perruches, ...
  • les rongeurs : gerbilles, écureuils de Corée, lapins nains, chinchillas, chiens de prairie, ...
  • les carnivores : visons, fennecs, furets, hermines, ...
  • les primates : saïmiris, lémuriens, ...
  • les amphibiens : axolotls, grenouilles rieuses, ...
  • les arachnides,
  • etc.

Des animaux parfois exotiques, la plupart de nature sauvage, commercialisés de plus en plus dans les animaleries, au milieu des animaux traditionnels.

Cette évolution de l'offre correspond à une demande croissante du public de posséder un animal sortant de l'ordinaire.

Les dépenses consacrées aux animaux de compagnie

Un marché colossal

Le marché des animaux de compagnie est estimé à 3 322,2 millions d'euros, hors prestation de service.

Chiffre d’affaires généré par le marché animaux de compagnie en 2013, toutes familles d’animaux confondues (vivant compris, hors prestations de services), en euros.

Un marché de 3 322,2 millions d'euros, dont :

  • Hypermarchés supermarchés, dont hard discount : 1 290,8 millions d'euros
  • Jardineries : 699,7 millions d'euros
  • Animaleries : 340,2 millions d'euros
  • Autres types de commerce (vétérinaires, pharmaciens, éleveurs, libres-services agricoles, toiletteurs, marchés, VPC, grandes surfaces de bricolage...) : 989,5 millions d'euros


Source : Animal Distribution, baromètre annuel 2013

Dépenses alimentaires : belle embellie pour le marché du « petfood »

Les dépenses sont principalement consacrées à l'alimentation. Le marché du « petfood » est en pleine expansion.  Les entreprises agro-alimentaires n'hésitent pas à mettre le paquet sur leurs offres produits, le développement de marques distributeurs et les promotions... autant de stratégies appliquées pour gagner des parts de marché et réaliser des marges confortables.

L'achat de l'animal ne représente qu'une infime partie du chiffre d'affaire du marché des animaux de compagnie.

Autres postes de dépense importants après l'alimentation : la vente d'articles et d'accessoires... et les soins.
L'hygiène et le bien-être font partie des premières préoccupations des propriétaires.


Tendance générale : « un budget en baisse, mais une consommation qui augmente » (source : Animal Distribution)

La crise financière de 2009 n'a pas eu de conséquence négative sur le marché des animaux de compagnie, qui continue sa croissance. Néanmoins, les propriétaires recherchent de plus en plus les produits les moins chers. Ils trouvent souvent leur bonheur sur Internet où certaines sociétés vendent à des prix défiant toute concurrence.

Selon les estimations de Promojardin, le e-commerce connaît une évolution de + 27 % en 2013 !

Autres tendances : le développement de prestations pour les animaux (promenades, toilettage, ...). A cela s'ajoute des métiers encore peu connus en France : comportementaliste canin, hydrothérapeute pour animaux, ... Des services qui constituent un marché potentiel

Les circuits de distribution

Dans un contexte économique difficile, le consommateur est en recherche permanente de prix bas. La concurrence entre les différents circuits de distribution du marché animalerie est de plus en plus rude.

Part de marché en 2013, selon les circuits de distribution

Les grandes surfaces alimentaires (GSA) détiennent 53% des parts de marché du secteur en 2013. Viennent ensuite :

  • les jardineries (14 %),
  • les vétérinaires (estimation de 12 %),
  • les libres services agricoles (9 %),
  • les animaleries (5 %),
  • les grandes surfaces de bricolage ou GSB (2 %),
  • les pharmacies (2 %),
  • le e-commerce (estimation de 2 %).


Les ventes en animalerie augmentent de 8% en 2013, et selon les estimations de Promojardin, le e-commerce connaît une évolution de + 27 % !

 

Un secteur de plus en plus réglementé

Un secteur plus encadré

L'amour des animaux pousse de nombreux candidats à se tourner vers ce secteur d’activité. Cependant, soigner, élever, éduquer, entraîner... ne s'improvise pas ! L’Etat a légiféré et crée des diplômes pour que les métiers animaliers soient exercés dans un cadre bien défini.
Les formations permettent d'acquérir une meilleure connaissance des animaux (morphologie, anatomie, comportements, ...) et différentes techniques nécessaires et utiles dans l'activité.

Par ailleurs, pour exercer certains métiers en relation avec les animaux domestiques,  la détention d'un Certificat de capacité est obligatoire (vente d'animaux domestiques, gestion d’une fourrière ou d’un refuge, présentation au public de chiens et de chats, etc.). Ce document est obligatoire pour détenir des animaux non domestiques.

Changement de statut pour les animaux !

15 avril 2014 : les députés ont voté un amendement, reconnaissant aux animaux le statut « d'être vivants doués de sensibilité ». Jusqu'ici, les animaux étaient reconnus comme des « biens meubles ». Même si cet amendement n'amène aucun changement juridique, il marque l'intérêt croissant pour le bien-être des animaux et agit, dans une certaine mesure, en faveur de la lutte contre la maltraitance.

Le lien qui unit un propriétaire à son animal peut être très fort, voire fusionnel. Le marché des animaux de compagnie est colossal et devrait se développer dans les années à venir (produits alimentaires, produits de soins, prestations de service, ...).

Publié le 15 mai 2014