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Les conseils de Pôle emploi

Générations X, Y, Z : un rapport au travail vraiment différent ?

Avec la transformation digitale, l’avènement du travail collaboratif et une envie plus affirmée de s’accomplir personnellement, les jeunes actifs qui entrent sur le marché du travail bousculent les organisations en place. Retour le concept de générations X, Y, Z.

À l’origine, on ne parle que de théorie X et théorie Y. C’est Douglas McGregor, un professeur de management à la prestigieuse université du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui a développé ce concept à partir des années 60. L’idée originale : les travailleurs n’ont pas les mêmes attentes au travail en fonction de leur génération. McGregor fait ainsi la différence entre 2 générations.

  • La génération X désigne les Occidentaux nés entre 1961 (parfois 1966) et 1981. En raison de l’ancienneté, c’est celle qui tient aujourd’hui les manettes de l’entreprise et du monde du travail en général. Cette génération est décrite comme respectueuse des règles et de la hiérarchie et se montre fidèle à l’entreprise qui l’emploie (les individus ne connaissent que quelques entreprises dans leur carrière). Et cela même si elle n’aime pas toujours le travail qu’elle fait.
  • La génération Y regroupe les individus nés entre 1981 et 1995 présentant des traits de caractère très affirmés. Pour eux, travail doit rimer avant tout avec plaisir et épanouissement. Pas de routine, des activités stimulantes… Les « Y » veulent tout faire plus vite et réclament plus de responsabilités : les articles et études sur cette génération soulignent une impatience et un rejet de la hiérarchie.

Et la génération Z dans tout ça ?

Nés après 1996, les « Z » ne sont pas encore entrés dans le monde du travail. Leur particularité : ils sont nés avec des technologies matures. Cette génération est d’ailleurs surnommée « génération du pouce » en référence l’usage ininterrompu du smartphone. Elle se caractérise par un manque de concentration lié à l’usage des réseaux sociaux (contenus courts et éphémères) et « google » – du nouveau verbe googler – dès qu’elle se pose une question ou fait face à un problème. Dans ce nouveau contexte, l’enjeu des années à venir sera celui du management intergénérationnel.

Voir au-delà de la théorie et des différences

Le web et les réseaux sociaux influencent grandement les « digital natives » qui impulsent de la technologie dans toutes les activités. Oui, les « Y » et les « Z » sont majoritairement plus habiles avec un smartphone que leurs aînés. Mais les plus de 40 ans sont aussi connectés : plus de 1 personne sur 2 de la tranche 40-59 ans sont équipés d’un smartphone (57 %). Autre exemple : les générations Y et Z contesteraient davantage l’autorité et les organisations traditionnelles. Comme beaucoup de jeunes l’ont fait à chaque époque. Mai 68 constitue encore l’un des événements référence de la contestation en France alors même que les « Y » n’étaient pas encore nés.

Une étude IBM de février 2016 montre que les comportements au travail et les aspirations ne sont pas différentes entre les vieux et les jeunes salariés1. En fait, chaque génération vit avec son temps et dans son époque. Et aujourd’hui, face au travail, chacun cherche un peu la même chose, à savoir une mission épanouissante dans une bonne ambiance de travail.

→ En savoir plus : Top 5 des facteurs de motivation des salariés en 2016

De nos jours, l’entreprise idéale doit être connectée grâce aux outils collaboratifs , flexible avec le télétravail, et décontractée à travers le team building. La faute (ou grâce) à un monde qui a changé et qui touche toutes les générations, de A à Z.

Sources :
1 « Générations X, Y, Z : sortons des stéréotypes... » (LinkedIn)