« La fibre optique est un secteur très porteur.
Je suis Mouloud Bezzouh, président du groupe Data Connect.
Le but de la fibre optique, c’est de construire un réseau tout neuf, en parallèle du réseau existant qui est le cuivre. »

« Je me suis intéressé à la fibre optique, parce que c'était nouveau.
Je m'appelle Omar Saïche, je suis technicien et chef d'équipe dans la fibre optique.
Mon métier consiste à équiper une ville ou un immeuble en fibre optique. Ça comprend le tirage de câbles, la pose de coffrets, le raccordement, les soudures. »
Sur un chantier : « Déroule-le pour voir s'il va jusque là-bas. Abdou ! Ramène-moi un garde-fou. »
« Ce qui m'a motivé au départ, c'est la technologie de la fibre optique. J'ai voulu connaître le métier, savoir comment ça marche, comment ça se passe. Ce qui me plaît le plus dans la fibre optique, c’est quand c’est un peu compliqué, quand il y a des blocages, là il faut vraiment faire travailler la tête, il faut réfléchir à ce qu'on peut faire, essayer de trouver des solutions. »

Mouloud Bezzouh : « Le réseau fibre optique a démarré grosso modo en 2007. Aujourd'hui, on n'en est même pas à 30 % du déploiement. Pour fibrer une ville comme Bagnolet, il faut compter 200 kilomètres de câbles juste pour le réseau. C'est pas en 2020 qu'on va finir. Il faut compter 2025, 2030 et encore ! »

Omar Saïche (sur le chantier) : « On a déjà tiré 300 mètres. Il nous reste 200 mètres à tirer. »
- « C'est quoi, votre record ? »
- « 2400 mètres en une journée. »
Au téléphone : « Oui, Bouchra ? Alors, ici, il y a Ali, il y a Abdou, il y a Thierry et Roger. »

Mouloud Bezzouh : « Les besoins pour les dix ans à venir, nous parlons de 20 000 emplois tout confondu au niveau national. »

Omar Saïche (sur le chantier) : « Tu prends ce BT-là, 4271... »
- « Oui. »
- « Sur toutes les étiquettes, et ce TR, là. »

Omar Saïche : « A la base, je suis technicien de maintenance. Ensuite, j’ai été recruteur dans une agence d'intérim. Au bout de six ans, j'ai voulu retourner sur le terrain parce que j'aime le travail manuel. On a des jeunes qui n’ont pas de diplôme et qui sont formés sur le tas. »

Mouloud Bezzouh : « Tout le monde peut venir faire carrière à condition d'être ambitieux, courageux. On peut former ces jeunes en trois, quatre mois via la P.O.E. de Pôle emploi, la préparation opérationnelle à l'emploi. C'est 15 jours dans un centre de formation, 15 jours sur le terrain. Ça permet à l'entreprise de connaître les jeunes et ça permet aux jeunes de découvrir l'entreprise. À la fin, la question de l'emploi ne se pose pas parce que l'un connaît l'autre.
Les perspectives d’avenir dans la fibre sont énormes. On peut commencer par tireur de câble. Après, on devient fibreur, on devient mesureur. On peut faire du S.A.V. On peut aller sur les data centers, on peut aller sur beaucoup de choses. »

Omar Saïche : « Pour l’instant, je suis bien sur le terrain en mélangeant le manuel et la notion de chef d'équipe. Diriger une ou plusieurs équipes, ça me convient bien. »

A bientôt pour le prochain dossier.