« La centrale de Cattenom emploie 1 400 salariés EDF, à peu près 500 à 600 salariés permanents d’entreprises extérieures, donc ça fait un peu plus de 2 000 personnes sur le site.
Je m’appelle Eric Boyer, je suis le responsable des Ressources Humaines de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. »

« En ce moment, on embauche beaucoup. Les entreprises du G.I.M.EST recrutent entre 1000 et 1200 personnes par an.
Je m’appelle Didier Ossemond, je suis le Président du G.I.M.EST, c’est le groupement des industriels de la maintenance de l’Est. »

Eric Boyer : « On recherche des emplois dans les métiers de la maintenance et de l’exploitation essentiellement, mais aussi dans les métiers de la logistique, de la sécurité et de la radio protection. »

Didier Ossemond : « Electricité, chaudronnerie… vous avez de la robinetterie, du soudage, de la mécanique, de l’électronique. »

Eric Boyer : « On va retrouver des profils d’électromécaniciens, de chimistes, d’automaticiens aussi… »

Didier Ossemond : « Les métiers classiques que vous retrouvez dans toutes les industries, avec les spécificités du nucléaire. »

« Moi je travaille en centrale nucléaire depuis 1987.
Je m’appelle Patrick Foradini, société Valiance, je suis conducteur de travaux. J’interviens beaucoup sur tout ce qui est tableau électrique, moteur électrique, les batteries, sur les transformateurs, sur les alternateurs des moteurs diesel. »

Eric Boyer : « Que ce soit pour EDF ou pour ses prestataires, le niveau d’exigence est le même. »

Didier Ossemond : « A notre niveau, nous les entreprises, c’est beaucoup du Bac +2, du BTS, que l’on cherche. »

Eric Boyer : « On a les mêmes niveaux de qualification requis. »

Didier Ossemond : « Sur la Lorraine, on a beaucoup travaillé avec Pôle emploi et aujourd’hui, il y a tout un département qui est fait et qui connaît par cœur nos métiers. Les gens que Pôle emploi nous propose sont déjà présélectionnés. »

Eric Boyer : « Pour pouvoir travailler dans une centrale nucléaire, il faut déjà avoir une bonne capacité d’analyse, de synthèse et de la rigueur. »

Didier Ossemond : « C’est un métier très sensible, où il faut réfléchir à ce qu’on fait et il faut faire bien du premier coup. »

Patrick Foradini : « Il faut être au top, il ne faut rien négliger, il faut que tout soit carré… »

Didier Ossemond : « On a une grande phrase dans le nucléaire qui dit : si j’ai un doute, je m’arrête. On ne plaisante pas avec le nucléaire. Il y a beaucoup de procédures pour pouvoir travailler dans une centrale nucléaire, il y a un suivi médical renforcé, il y a des gammes d’interventions, et notre personnel doit être aguerri à tout ça. »

Patrick Foradini : « Quand on va au niveau zone contrôlée, surtout dans le bâtiment réacteur, on nous dira s’il faut y aller, si on n’y va pas, le temps qu’on doit y aller… Tout est mis en place pour notre sécurité. »

Eric Boyer : « Toute personne qui arrive dans la centrale est formée aux fondamentaux de la sûreté nucléaire, de la radio protection, enfin tout ce qui fait la spécificité de l’exercice d’un métier dans une centrale nucléaire. »

Didier Ossemond : « Quand on a vraiment envie, on peut commencer en bas de l’échelle et très vite monter, dans le nucléaire. »

Eric Boyer : « Le parc nucléaire est engagé dans ce qu’on appelle « le grand carénage », c’est-à-dire dans un grand programme d’investissement qui a pour but d’allonger la durée de vie des centrales à 50 voire 60 ans pour certaines d’entre elles. On est en plein dans la réalisation de ce programme de maintenance et ce sont des emplois pérennes pour les 10 ou 20 ans qui viennent. »

Didier Ossemond : « Oui c’est un véritable métier d’avenir et de toutes façons, si on sait travailler dans une centrale nucléaire, on sait travailler dans toutes les usines qui fournissent de l’électricité. »

A bientôt pour le prochain dossier.