« La domotique, pour moi, c’est quelque chose qui ne correspond pas vraiment à un marché aujourd’hui. Je préfère parler de bâtiment intelligent.
Je suis Lucien Crevel, Vice-Président du Syndicat des installateurs et intégrateurs en courant faible.
Le bâtiment intelligent regroupe des métiers qui vont permettre de sécuriser le bâtiment, de le piloter et de le connecter. Des métiers qui vont de l’intégration audio et vidéo, à la domotique électrique, le contrôle énergétique, toute la partie contrôle « lighting », et puis à côté de ça, vous avez la fibre optique, les réseaux. Ces métiers convergent, ils convergent tous avec cette révolution de l’internet. »

« Je m’appelle Olivier Granon, je suis domoticien. Ma formation initiale, c’est d’abord d’avoir fait un Bac technique. J’étais passionné d’électronique et donc quand on fait électricité et électronique, ça donne le métier de domoticien.
Le rôle d’un technicien domotique, c’est, une fois que l’électricien a mis en place tout le câblage pour raccorder les différents produits, de faire en sorte que les produits raccordés puissent ensuite communiquer entre eux, c’est-à-dire que le volet roulant va causer avec l’alarme, et donc quand je mets l’alarme en route, les volets roulants se baissent… C’est vraiment l’interopérabilité entre les produits, la domotique. »

Lucien Crevel : « Nous avons des gens qui viennent de l’électricité, courant fort, nous avons des gens qui viennent du courant faible, des BTS domotique par exemple, et puis nous avons des gens qui viennent de l’informatique, des réseaux. Les niveaux recherchés sont du CAP jusqu’à l’ingénieur, le gros de la demande se situant sur des Bac Pro ou des BTS électrotechnique, électronique, informatique… »

Olivier Granon : « Une journée type d’un domoticien, c’est d’abord aller sur les chantiers. Une fois qu’il a installé ces produits-là, il va les configurer et ensuite, il va essayer de les faire communiquer entre eux. »

Olivier Granon (avec son client) : « Bonjour, vous allez bien ? Je viens vous installer votre portier, pour recevoir sur le téléphone. C’est parti ! L’objectif ce sera de recevoir un appel de dehors sur votre téléphone. »

Le client : « Ca me permet de voir qui sonne sur mon portable, et puis éventuellement, d’appuyer sur la touche qui ouvre le garage, si c’est un livreur. Le livreur peut livrer dans le garage et lorsqu’il est parti, de fermer à distance le garage. »

Le client (sur son portable) : Allo, vous m’entendez ? »
Olivier Granon : « Oui, vous m’entendez ? »
Le client : « Oui très bien… »
Olivier Granon : « Me voyez-vous ? »
Le client : « Oui. »
Olivier Granon : « Donc ça marche ! Je raccroche… »

Olivier Granon : « C’est un métier de passionné, c’est-à-dire qu’il ne faut pas avoir peur de passer du temps et d’aller dans les détails techniques, il faut être pugnace. C’est un métier qui ne s’arrête jamais au niveau de la technologie, donc il faut toujours se remettre en question, toujours faire de la veille technologique et c’est ça qui est hyper intéressant. »

Lucien Crevel : « Moi je suis convaincu qu’aujourd’hui, se former dans ces métiers-là, c’est vraiment un bon choix. Il va y avoir une forte demande dans les années qui viennent, sur ces métiers-là. »

A bientôt pour le prochain dossier.