Tout roule, pour le vélo électrique « made in France » !

Innovants, dynamiques et écoresponsables : à l’image d’Easybike, les fabricants de vélos à assistance électrique français ont le vent en poupe. Et c’est une excellente nouvelle pour l’emploi, comme nous l’explique Grégory Trébaol, le PDG de cette entreprise pionnière du secteur.

Depuis le déconfinement, les ventes de vélo à assistance électrique vont crescendo…

depuis-le-deconfinement-les-vent

C’est vrai. Mais le déconfinement n’a fait qu’accentuer un phénomène que l’on observait déjà depuis 3 ou 4 ans. Sensibles aux questions d’environnement, les français considèrent de plus en plus que le vélo à assistance électrique peut devenir une vraie solution de mobilité pour leurs trajets domicile-travail. Quand ils ont dû retourner au bureau en mai et trouver des alternatives au transport en commun, ils se sont donc naturellement tournés vers ce mode de transport « doux ». D’autant plus que l’État a donné un beau « coup de pouce » aux consommateurs avec son « Plan Vélo », qui a été revalorisé à hauteur de 100 000 millions d’euros. Ces aides à l’achat ont notamment bénéficié au vélo à assistance électrique dont les ventes « ont grimpé en flèche » depuis 2 mois.

Pour autant, cet engouement profite-t-il aux fabricants français comme Easybike ? Est-il bénéfique à l’emploi ?

L’Europe a la volonté forte de promouvoir et protéger notre filière. Le 1er janvier 2019, elle a ainsi mis en place une loi « anti-dumping ». Concrètement, toutes les entreprises qui souhaitent fabriquer des vélos à assistance électrique en Chine pour les importer sur le sol européen se voient désormais taxées jusqu’à 82 %.
Résultat : la demande s’est recentrée sur les fabricants européens, et notamment français comme Easybike. Ces mesures, conjuguées à l’engouement actuel pour le vélo à assistance électrique font que nous, comme nos confrères, sommes actuellement très sollicités.
En 2018, nous fabriquions 6000 unités par an chez Easybike. La production est passée à 22 000 en 2019 et nous devrions passer la barre des 45 000 unités cette année. Cela s’accompagne de forts besoins en recrutement. Nous avons doublé nos effectifs en 1 an, en passant de 30 à 60 personnes sur site. Et nous sommes encore actuellement en phase de recrutement d’une quinzaine d’autres personnes.

Quels profils recrutez-vous chez Easybike ?

Pour notre site de production de Saint-Lô en Normandie, nous recherchons des acheteurs pour la « supply-chain », des responsables de production juniors ou expérimentés, ainsi que des techniciens assembleurs.
Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà travaillé dans notre secteur, qui est relativement jeune. Nous sommes ouverts à des personnes qui ont envie de s’investir ou issues d’autres secteurs. Les savoir-faire sont facilement transférables. Les personnes qui ont par exemple travaillé dans la qualité, l’industrie automobile ou l’informatique ont eu l’habitude d’évoluer dans des univers plus complexes que le nôtre. En les accueillant, nous nous enrichissons de leurs méthodes et savoir-faire et faisons rapidement monter en compétences notre entreprise.
L’agence Pôle emploi de St-Lo nous accompagne depuis l’ouverture de notre centre de production. En plus de diffuser nos offres de recrutement, elle met en place avec nous des dispositifs de formation et des semaines de mise en immersion à destination des demandeurs d’emploi.

Quels conseils donneriez à une personne qui veut se lancer dans votre secteur ou rejoindre Easybike ?

Je lui dirais que rejoindre une entreprise comme la nôtre, c’est avoir la possibilité de s’épanouir au sein d’une PME jeune et dynamique. En plus de notre marque Easybike, nous fabriquons des vélos Solex et Matra, avec de très importantes perspectives de croissance. En France, le marché du vélo à assistance électrique était quasi inexistant il y a encore quelques années. En 4 ans, la production nationale est passée de 100 000 à 380 000 unités par an. D’ici 5 à 8 ans, elle pourrait représenter 1,5 à 2 millions de vélos. Dans nos métiers, l’ouverture d’esprit, la curiosité et la polyvalence priment. On peut rentrer comme technicien assembleur en production, puis progressivement évoluer vers des fonctions de développement de produits ou commerciales.
Ceux qui nous ont rejoints au début de l’aventure chez Easybike, n’avaient pas spécialement de qualification dans le domaine du cycle. Nous les avons formés et leur avons permis d’évoluer rapidement. Nous sommes une PME avec un esprit « start-up » qui offre de vraies perspectives à ses salariés.