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Bougez !

Bougez ! Mélanie

Mélanie était agent de service puis hôtesse d'accueil. Elle est devenue ajusteuse-monteuse dans l'industrie aéronautique.

Mon parcours

J’ai commencé à travailler dans un centre de loisirs en tant que personnel de service. Ensuite, je suis allée dans un café-théâtre où j’ai travaillé en tant qu’hôtesse d’accueil, et puis aujourd’hui, je suis ajusteuse-monteuse.

Je suis originaire d’Albert, j’ai fait un Bac comptabilité au lycée Larmarck. Suite à ça, je suis partie 2 mois dans le sud, dans un centre de loisirs, et en revenant, j’ai travaillé dans un café-théâtre où je suis restée 18 mois. J’ai effectué mon service civique ici et ensuite, j’ai signé un CDD.

Le déclic

« L’escalier du rire », ça sert de passerelle. Mon employeur m’a envoyée vers des forums d’information au sujet de l’industrie de l’aéronautique et au troisième forum, j’ai rencontré Monsieur Larcher de Pôle emploi, qui m’a proposé de rentrer en immersion industrie.

Je pense que j’ai été attirée par les métiers de l’aéronautique parce que j’habite juste à côté et qu’on en entend très souvent parler à la télé. Ici on en parle beaucoup, même dans notre Courrier Picard. Tous les forums qui se sont passés, ça nous montrait bien qu’ils cherchaient du monde et que c’était le moment d’y aller !

Pôle emploi nous a fait visiter plusieurs entreprises de l’aéronautique. Ils nous ont également faits passer des tests, des job-dating. Suite à ça, on nous a demandé si on préférait partir en usinage ou en ajusteur-monteur. Et mon choix c’est tourné vers l’ajustage-montage.

Au mois de Juin, j’ai rencontré le directeur de l’entreprise Induxial et il m’a proposé de me prendre en CDD, avec un mois de formation au sein de l’entreprise. On m’a donné le même travail que tout le monde et on m’a expliqué. On m’a dit : voilà, il faut faire comme ça, la perceuse tu la tiens comme ça… et j’ai appris sur le tas en fait, c’est venu tout seul.

A la fin de mes 6 mois, on m’a annoncé qu’on ne pouvait pas me garder, mon chef d’atelier m’a proposé de rentrer en formation pour avoir un diplôme, pour faire mon CQPM d’ajusteur-monteur. Et le mois d’après, je commençais ma formation à Proméo, qui était donc financée par l’entreprise Figeac. Suite à ça, j’ai signé un CDD de 12 mois qui devrait déboucher sur un CDI, et aujourd’hui, je suis ajusteuse-monteuse.

Figeac, c’est une entreprise qui réalise des planchers d’avion, divisés en plusieurs parties qui s’appellent les caissons, et moi je suis positionnée sur un caisson en particulier. Mon métier consiste à percer, ajuster et assembler des pièces, et actuellement je travaille sur des planchers d’avion.

Ce qui me plaît dans ce métier

C’est la précision et puis le fait de se dire qu’on réalise des pièces d’avion, c’est quand même une tâche importante. Ce n’est jamais la même chose en fait, les pièces arrivent, il faut toujours vérifier son travail.

Dans mon parcours professionnel, mon passage au café-théâtre a été un vrai tremplin pour moi. Je ne pense pas que, de moi-même, je serais allée sur les forums, il y avait tellement, il y avait tellement de monde qui se présentait… Vraiment, on m’a poussé, on m’a dit : fais-le ! J’y suis allée et ça a marché. Je ne regrette pas du tout d’être partie dans cette branche, si c’était à refaire, je le referais aujourd’hui. C’est un métier que j’ai découvert et qui me convient totalement. J’ai pu donc voir que j’étais manuelle… Et travailler dans un environnement plutôt masculin, ça ne pose pas particulièrement de problème.

Aujourd’hui, je pense que j’ai évolué, j’ai bougé déjà au niveau du domaine et je me sens à l’aise dans ce que je fais aujourd’hui. »
 

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