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Urbanisme

De l’idée… au paysage

Le goût de plus en plus affirmé des citadins pour la nature explique l'essor de cette profession. Depuis une dizaine d'années, la loi impose que tout projet architectural prenne en compte la façon dont le bâtiment va s'insérer dans son environnement immédiat. En 2017, le secteur du paysage regroupe 29 100 entreprises employant plus de 91 800 actifs en France.

Description métier

II faut savoir que le métier de paysagiste est reconnu dans le milieu professionnel, mais le nom de la profession n’est pas protégé. Cependant, malgré, l’absence d'une organisation professionnelle en France, la Fédération Française du Paysage (FFP), avec ses quelques 350 membres regroupés en tant qu'adhérents, représente un peu plus d'un paysagiste sur trois exerçant en France.

En véritable spécialiste des espaces verts, le paysagiste modèle les villes et les campagnes. Faisant appel à sa créativité sans jamais perdre le sens des réalités, il s'efforce d'améliorer notre cadre de vie.

Le paysagiste dessine les plans des jardins ou des espaces qu'il doit aménager, soit pour le compte de propriétaires privés, soit pour des collectivités locales. Tous les détails y figurent : types de plantes, de fleurs et d'arbres, allées, bancs, points d'eau, etc. Il prévoit également de l’installation des systèmes d'irrigation et d'éclairage. Responsable d'une équipe de jardiniers, et parfois d'ouvriers du bâtiment, il suit quotidiennement l'avancement des travaux.
Il peut intervenir dans des espaces publics (villes, villages, parcs et jardins), des résidences, des sites touristiques ou bien des espaces naturels protégés.

Le paysagiste diplômé par le gouvernement participe également à des études préalables d'environnement, d'impact, de programmation et d'aménagement.

Sur les gros chantiers, il collabore avec des architectes, des urbanistes et des ingénieurs. Pour la réalisation de jardins privés ou d'espaces verts, il va s'entourer de spécialistes en végétaux : horticulteurs, pépiniéristes, jardiniers, ouvriers paysagistes... Autrement dit, il lui faut entretenir tout un réseau de contacts.

Ses activités varient évidemment au fil des saisons. Il s’agit vraiment d’un métier « vert » tenant compte des rythmes de la nature, un métier de l’environnement.
Sa vision doit être portée dans le temps et exige de bonnes connaissances professionnelles. Un jardin aménagé va se développer au cours des années à venir, ce qui exige un entretien particulier à prendre en compte.
Il est également amené à élaborer les documents administratifs utiles au projet (clauses particulières, règlement de l'appel d'offres, acte d'engagement...), ou précisant des éléments techniques nécessaires (plans des terrassements, réseaux, irrigation, infrastructures, plantations...).


Paysagiste d'intérieur


A la marge, il y a aussi la possibilité d’exercer en intérieur. Le paysagiste d’intérieur réalise la décoration paysagère d’espaces intérieurs tels que des bureaux d’entreprise, des restaurants, des agences de voyage, des centres commerciaux, ou lors de manifestations particulières, dans le cadre de salons professionnels ou de mariages, par exemple.

Les activités du paysagiste d’intérieur :

  • Organiser ses interventions : il prépare les équipements nécessaires (échenilloir, escabeau…) et les nouvelles plantes à installer. Il prépare aussi son itinéraire d’intervention en fonction des différentes contraintes (facilités d’accès, stationnements, heures d’ouverture…). 
  • Réaliser des prestations d’entretien : il procède au nettoyage des plantes, remplace celles qui sont abîmées, applique les tuteurs et taille les végétaux, il effectue l’arrosage des plantes et les apports.
  • Réaliser les prestations de création : Il conçoit les décors permanents ou temporaires des espaces intérieurs en fonction des demandes des clients.

Compétences requises pour ce métier

  • Etre polyvalent : il maîtrise parfaitement les techniques de conception d'espaces verts et d'utilisation des végétaux. Des compétences en architecture, travaux publics, génie civil et horticulture sont utiles. Des connaissances en maçonnerie, électricité, plomberie et hydraulique, voire mécanique sont parfois requises. La rédaction des documents demande de la rigueur. Il faut savoir utiliser les logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur).
  • Avoir un esprit ouvert : Il s'imprègne des caractéristiques culturelles, historiques et sociales des espaces qu'il aménage. Il sait aussi composer avec les incertitudes liées à des milieux vivants.
  • Etre créatif, et réaliste : Artiste dans l'âme, il doit aussi garder les pieds sur terre. Dans ses projets, il tient compte de la nature des sols et du climat, mais aussi du budget. Il doit savoir négocier avec un client pour emporter un marché. Quelques notions juridiques et la connaissance des procédures administratives peuvent également lui servir.
  • Etre disponible : Les déplacements entre son bureau et les chantiers sont fréquents. Il doit être capable de faire la navette entre les deux à tout moment.

La formation et les diplômes

Plusieurs formations professionnelles sont envisageables pour exercer ce métier.
A partir de la classe de 3ème, on peut préparer un CAPA ou un BEPA (c’est-à-dire un Cap ou BEP agricoles), notamment le BEPA aménagement de l'espace, spécialité Travaux paysagers.

Cette formation permet de passer un Bac pro :

  • bac pro Travaux paysagers
  • bac pro productions horticoles, spécialité pépinières
  • bac pro maintenance des matériels, option parcs et jardins


puis un BTSA (BTS agricole) :

  • BTSA aménagements paysagers
  • BTSA production horticole.


A noter : ces diplômes peuvent être préparés en formation initiale, mais aussi en apprentissage ou par un contrat de professionnalisation

Un niveau bac + 2 est requis pour intégrer une école supérieure d’architecture et de paysage, avec une sélection sur concours.


Les différentes écoles supérieures

La voie la plus connue est celle qui mène en 4 ans au diplôme de paysagiste DPLG, reconnu par le Gouvernement.

Trois écoles délivrent ce titre : l'Ecole nationale supérieure du paysage à Versailles et Marseille (ENSP), les Ecoles nationales supérieures d'architecture et de paysage de Bordeaux (ENSAPBx) et de Lille (ENSAPL).

L'admission se fait sur concours commun ouvert à bac + 2. Une centaine de places seulement sont proposées chaque année.

Le titre de paysagiste DPLG n'étant pas obligatoire pour exercer, il est possible de se former dans des écoles délivrant un titre d'ingénieur-paysagiste (bac + 5) reconnu par la Fédération Française du Paysage, mais non DPLG.

Trois établissements sont concernés :


Par ailleurs, l'Ecole d'architecture de Versailles propose en partenariat avec Paris I un master professionnel mention histoire de l'art spécialité jardins historiques, patrimoine, paysage.

Les principaux débouchés

Les agences privées de paysagisme représentent une grande partie de l'activité de cette profession.
Les collectivités locales et les bureaux d'étude font appel aux paysagistes pour superviser et réaliser de grands projets urbains ou la restauration de jardins de bâtiments classés monuments historiques.
D'autres préfèrent travailler en libéral dès la sortie de l'école ou un an après la formation. Exercer à son compte permet d'entreprendre des chantiers principalement pour des particuliers.

On dénombre 29 100 entreprises du paysage employant plus de 91 800 actifs en France en 2017 (chiffres-clés Unep 2017). Secteur en développement, le paysage crée chaque année des emplois.

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