Conducteur d’engins agricoles (H/F)

Tracteur, charrue, ensileuse, moissonneuse-batteuse, épandeur d’engrais… Autant d’engins pilotés par le conducteur de machines agricoles. Un métier ouvert aussi bien aux hommes qu'aux femmes, et accessible sans diplôme pour la plupart des travaux.

Conducteur d’engins agricoles 582x337

Le conducteur d’engins agricoles (fiche ROME A1101) est chargé de conduire des machines agricoles et de leurs équipements, dans l’objectif de réaliser différents types de travaux liées à la production d’une ou plusieurs cultures.

Son outil de travail : généralement un tracteur, sur lesquels il adapte et règle du matériel (charrue, semoir, …). Il peut également utiliser des engins autotractés tels que la moissonneuse-batteuse, l’ensileuse ou encore l’épandeur d’engrais.

Le quotidien d'un conducteur d'engins agricoles (H/F)

Il prend tout d’abord connaissance des consignes et du planning des chantiers à réaliser auprès de son supérieur hiérarchique.
Puis, avant d’aller sur un chantier, il vérifie l'état de ses machines, dont il connaît parfaitement le fonctionnement : état des pièces, des articulations et des arbres de direction, graissages, vidanges, remplacement des pièces... Il prépare et règle son appareil en fonction des opérations programmées et des données agro-climatiques.

Ses tâches

Il procède ensuite aux différentes opérations qui lui sont assignées. Dans le domaine de l’exploitation agricole ou forestière, le conducteur d’engins est celui qui intervient en premier pour préparer le sol et les surfaces.

  • Epandage : il peut effectuer des opérations d’épandage, qui consistent à fertiliser une parcelle de terrain : épandage d’excréments de bétail (fumier, lisier) ou de boues issues des stations d’épuration.
  • Labourage : à bord de son tracteur muni d’une charrue, il travaille le sol : il ouvre la couche arable jusqu’à une certaine profondeur et la retourne, avant de procéder ensuite à l’ensemencement.
  • Semis : Il met en terre les graines, à l’aide d’un semoir.
  • Traitement des cultures : afin d’optimiser les rendements et éviter les pertes, le conducteur d’engins agricoles participe aux opérations de protection et traitement des cultures : utilisation de produits phytosanitaires, pulvérisation d’herbicides, d’insecticides et de fongicides, etc.
  • Moissonnage : Lorsque les plantes cultivées sont parvenues à maturité, il procède à la récolte, et conduit, s’il en a les compétences, d’autres engins tels qu’une moissonneuse–batteuse. Cette machine automotrice est destinée à la récolte de plantes à graines, principalement les céréales, en une seule opération.
  • Ensilage : Il peut utiliser une ensileuse pour récolter du fourrage vert (herbe, maïs ou céréales immatures) ou du fourrage préfané. Les plantes broyées, tassés et placées en silo, seront utilisé pour nourrir le bétail.
  • Etc.


En viticulture, il conduit le tracteur et la benne pour les travaux des vendanges. Des travaux qui demandent souvent un complément de formation spécifique orientée vigne et vin.

L’entretien des machines et équipements

Il assure l’entretien courant et le nettoyage des matériels de façon régulière. Il est capable de diagnostiquer et de procéder à des réparations simples si nécessaire.


Envie d'en savoir plus ? Venez découvrir sur Pôle emploi TV le témoignage de Magalie, conductrice de tracteur. Exerçant au sein d’une exploitation maraîchère en tant que manutentionnaire, elle a petit à petit élargit ses tâches. Intéressée par le fonctionnement d’un tracteur, elle a appris à utiliser ces énormes engins pour participer aux différentes étapes de la culture de la mâche. Un bon exemple des opportunités qui existent dans le secteur !

Les qualités et compétences requises

Les qualités pour être conducteur d’engins agricoles ? « Il faut être minutieux, il faut être propre dans son travail, être adroit, ne pas aller trop vite », nous confie Magalie. Un métier en plein air, où il faut être rigoureux et aimer la nature, aimer « travailler la terre, voir comment elle évolue, tout ce qu’on peut faire avec ».

1. Disponibilité et flexibilité exigées

Les activités agricoles dépendent du climat ! Difficile parfois de travailler par temps de pluie, il faut attendre. Les jours et horaires peuvent donc être décalés et irréguliers. Conducteur d’engins agricoles, un métier en plein air, où il faut savoir faire face aux conditions climatiques (intempéries, chaleur, etc.).

Les activités agricoles suivent également le rythme des saisons.
Les périodes de semis et de récolte sont des périodes de forte activité : lors des moissons par exemple, le travail de nuit est fréquent. Ces périodes sont entrecoupées de périodes plus calmes.
La période hivernale est souvent consacrée à l’entretien du matériel (nettoyage, graissage, …). Certaines CUMA ou ETA élargissent leurs activités au domaine rural (fauchage, élagage, entretien des espaces naturels, …), forestier ou sylviculture (exploitation du bois, reboisement, débroussaillement, etc.).

Autres conditions nécessaires à l’exercice du métier : aimer le travail en équipe, avoir une bonne condition physique, savoir supporter bruits et poussières.
Il doit également faire face aux imprévus et savoir d’organiser pour respecter les délais.

2. Des compétences variées

Pour assurer ses différentes tâches, le conducteur d’engins agricoles doit disposer de connaissances :

  • techniques (fonctionnement du matériel) pour être en capacité d’effectuer leurs réglages. Il doit avoir les notions en mécanique pour être en mesure de réparer des pannes légères et d’assurer l’entretien courant des matériels.
  • agronomique : qualité des sols, maturité des plantes. Connaissances nécessaires pour réaliser les différentes opérations.

Il faut savoir analyser un problème, prendre des décisions en conséquence, et travailler en toute autonomie.
Des connaissances en économie et gestion sont obligatoires, s’il souhaite devenir exploitant agricole.

3. Sécurité à bord !

Le conducteur d’engins agricoles doit connaître et respecter les règles de sécurité concernant la conduite de machines.
Il doit également être conscient des dangers sur l’utilisation des produits chimiques (produits phytosanitaires, détergents, etc.), face auxquels il ne doit pas présenter d’allergies.


4. Une formation en continue

Les machines les plus récentes sont équipées de divers perfectionnements, qui rendent la conduite moins pénible physiquement : cabines climatisées, système de guidage divers (localisation par satellite, …), ordinateur de bord plus précis, systèmes de mesures des quantités récoltés, etc. Des machines plus sophistiquées, plus confortables, plus puissantes… mais qui exigent néanmoins de la vigilance.

Un secteur qui évolue vite et qui requiert de mettre régulièrement à jour ses connaissances. Avancées technologiques, nouvelles règles de sécurité à appliquer, élargissement des connaissances techniques, agronomiques… autant de raisons pour suivre des formations tout au long de sa carrière !

Plus d’informations sur le métier ?

Consultez…


Les formations :