Masseur-kinésithérapeute (H/F)

Dénouer les tensions musculaire, agir sur les douleurs à l'aide de massage, rééduquer, ... le masseur-kinésithérapeute utilise les massages et la gymnastique médicale pour aider ses patients à recouvrer ou maintenir les capacités fonctionnelles, et prévenir les altérations.

Le principe de la kinésithérapie

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La massothérapie est une des plus anciennes thérapies contre les douleurs physiques. C'est un traitement thérapeutique qui consiste à traiter ou soulager les douleurs d'une personne par des manœuvres effectuées avec les doigts et les mains, associés à différentes huiles végétales. Les soins en massage peuvent faire appel à plusieurs techniques dont le but visé est la relaxation de groupe musculaire et la détente de la personne dans l'optique de la santé globale.

Les soins peuvent être appliquées sur tout le corps ou sur une seule partie. Ils se font par sollicitation des muscles, des tissus sous-cutanées et des tendons par l'intermédiaire d'une intervention manuelle. Contrairement aux autres praticiens, le kinésithérapeute mobilise plusieurs moyens afin d'optimiser les bienfaits du toucher.
La massothérapie englobe une panoplie de techniques.

Éduquer, rééduquer, prévenir, maintenir

Le masseur-kinésithérapeute (fiche ROME J1404) réalise, de façon manuelle ou instrumentale, des actes de massage et de gymnastique médicale.

Objectifs :

  • prévenir l’altération des capacités fonctionnelles,
  • concourir au maintien des capacités fonctionnelles,
  • lorsque les capacités fonctionnelles sont altérées, les rétablir ou y suppléer.

Comment procède-t-il ?

Le masseur kinésithérapeute travaille en étroite collaboration avec un médecin, l’équipe médicale et l’équipe soignante :

  • Il aide ainsi à prévenir un éventuel problème fonctionnel ou encore à rétablir une perte motrice.
  • Pour se faire, il planifie un programme combinant massage, exercices physiques, mouvements pour la rééducation et utilisation d'un appareil spécialisée.
  • Un suivi régulier de ce traitement permet une correction progressive des problèmes fonctionnels.


Lorsqu’il agit dans un but thérapeutique, le masseur-kinésithérapeute exerce sur prescription médicale.

Intervention dans un but thérapeutique


Les personnes victimes d'un accident font appel à un masseur-kinésithérapeute pour :

  • Une rééducation après amputation d'un membre ;
  • Une rééducation cutanée après une brûlure grave ;
  • Une rééducation concernant les problèmes neurologiques ;
  • Etc.


Autres types de rééducation pour les patients :

  • Rééducation neuro-vestibulaire (rééducation des troubles de l’équilibre) ;
  • Rééducation périnéo-vésico-sphinctérienne ;
  • Rééducation cardio-vasculaire ;
  • Etc.


Une fois la/les radiographie et les prescriptions médicales en sa possession, le masseur-kinésithérapeute établit un bilan - diagnostic, qui comprend notamment le diagnostic kinésithérapique et les objectifs de rééducation.

Il définit ensuite les actes de kinésithérapie qui lui paraissent les plus appropriés : techniques de massages manuels ou à l'aide de matériels ou d'appareils, eau, chaleur, froid, ... Le masseur-kinésithérapeute a le libre choix des moyens à mettre en œuvre.

Il détermine la fréquence des actes de rééducation.


Intervention à but préventif


Le masseur-kinésithérapeute peut aussi intervenir dans le domaine du sport, de la prévention, de la remise en forme (relaxation, massages) et de la thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie, etc.).

Une belle brochette de techniques !

Parmi ceux qui sont pratiquement sollicités figurent :

  • les massages manuelles : effleurage ou pression glissées superficielles, pressions glissées profondes, pression locale statique, palper-rouler, massage transverse profond, drainage lymphatique (technique de massage manuel doux destinée à relancer la circulation de la lymphe pour débarrasser le corps de ses toxines), massage respiratoire du bébé, enfant et adulte, en cas de bronchiolite par exemple, manuel ou à l’aide d’appareils de rééducation respiratoire, etc.
  • les massages à l'aide d'appareils et accessoires : pressothérapie (application d’un appareil de pressothérapie tel que bottes, manchons, ceinture, qui opère un massage par compression et décompression sur une partie du corps), etc.


Les activités d'un kiné masseur ne se limitent pas uniquement au massage. Ce professionnel emploie différentes techniques, selon le type de rééducation :

  • Physiothérapie, c'est-à-dire l'utilisation d’agents physiques pour traiter la douleur, tels que :

- le froid (cryothérapie)
- la chaleur (thermothérapie)
- le courant électronique (électrothérapie)
- les rayons infrarouges
- les rayons lasers
- l'eau (hydrothérapie)
- le bain (balnéothérapie)
- les ondes de chocs (thérapie par ondes mécaniques, thérapie par ondes électromagnétiques)
- les ultra-sons
-
etc.

  • Techniques de mobilisation articulaire :

- Postures et actes de mobilisation des articulations, afin d’améliorer la souplesse d’une articulation après une blessure, une opération, un rhumatisme articulaire, ou dûe à une immobilisation prolongée.

  • Techniques de travail musculaire :

- Etirements musculaires, afin de récupérer la capacité normale d’allongement des tissus.
- Renforcement musculaire, afin de récupérer en force musculaire et en trophicité.

  • Réentraînement à l’effort


A chaque trouble ou déséquilibre sa rééducation !

Seul le masseur-kinésithérapeute est habilité à pratiquer le massage thérapeutique, comme précisé dans l'article L4321-1 du Code de la santé publique :

« La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale.

La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d'Etat, après avis de l'Académie nationale de médecine.

Lorsqu'ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes pratiquent leur art sur ordonnance médicale et peuvent prescrire, sauf indication contraire du médecin, les dispositifs médicaux nécessaires à l'exercice de leur profession. La liste de ces dispositifs médicaux est fixée par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale après avis de l'Académie nationale de médecine ».

La relation patient-kiné au centre de la rééducation

A l'écoute de ses patients, le masseur-kinésithérapeute considère toujours le patient dans son ensemble, son champ d'action ne se limitant pas qu'aux seuls muscles et articulations ! Il s'intéresse non seulement aux symptômes physiques, mais également aux besoins du patient, aux résultats auxquels il s'attend.

Il crée une relation de confiance, tout en respectant une juste distance. La communication est essentielle : des moments d'échange pour expliquer le choix des techniques, les soins, la fréquence, et évaluer les progrès.

Une bonne résistance physique est également requise. Il faut « avoir des possibilités physiques, parce qu’il y a des patients à bouger dans les lits, des patients à retourner, à lever, à accompagner à la marche », nous informe Daniel. « Evidemment, on apprend des techniques de manutentions qui permettent de manipuler de façon relativement aisée, des patients qui sont difficiles à bouger ».

Comment devenir masseur-kinésithérapeute ?

Pour exercer le métier, le Diplôme d'Etat (D.E.) de masseur-kinésithérapeute est obligatoire. Ce diplôme s'acquiert après 3 années d'études en Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK).

L'accès à la formation s'effectue :

  • soit par concours directement après le bac,
  • soit par concours après une PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé) en faculté de médecine.

Compte tenu du caractère très sélectif de ce concours, la grande majorité des étudiants le préparent en faisant une année de classe préparatoire. En général, cette année les prépare également à d’autres concours destinés aux paramédicaux (pédicurie-podologie, psychomotricité, …).Une année de préparation au concours est souvent nécessaire.

Pour plus d'informations, consultez le site de l'Onisep.

Et après ?

Une fois le diplôme obtenu, vous devez vous inscrire au Tableau de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes afin de pouvoir exercer la masso-thérapie. Puis, vous devez vous enregistrer au répertoire ADELI (Automatisation DEs LIstes) auprès de votre Agence Régional de Santé (ARS). Le choix de l'ARS dépend de votre situation professionnelle.

Pour plus d'informations, consultez les sites suivants :

Un métier, plusieurs possibilités

Après plusieurs années d'expérience le masseur-kinésithérapeute peut s'installer à son compte et ouvrir son propre cabinet.

Il peut suivre des formations complémentaires :

  • pour coordonner ou diriger une équipe, un service (devenir cadre de santé, gestionnaire d'un service, directeur d'un établissement de santé, etc.).
  • suivre d'autres voies : devenir ergonome, ostéopathe...


Le masseur-kinésithérapeute peut également se tourner vers l'enseignement en Institut de Formation des Masseurs-Kinésithérapeutes (IFMK) : sciences de l'éducation, physiologie, anatomie, biomécanique, etc.

UN AVENIR PROMETTEUR
Vieillissement de la population, départs à la retraite prévus dans les années à venir... autant de raisons qui laissent présager de nombreuses opportunités d'emploi pour la profession.

Où exercer ?

Le métier de masseur-kinésithérapeute s’exerce aussi bien à l’hôpital qu’en clinique, en maison de retraite ou en cabinet de ville.

De multiples offres d'emploi...