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Les emplois de l'économie verte

Les métiers du bâtiment durable

On parle désormais de plus en plus d'économie verte, pour traduire que potentiellement tous les secteurs d'activité sont concernés, et toutes les fonctions. Environ 4 millions d’emplois salariés sont potentiellement concernés par le verdissement de l’économie.

Le bâtiment : un secteur qui participe résolument à la réduction des impacts sur l’environnement

L’évolution des techniques et des matériaux est déterminante pour renforcer la performance énergétique des bâtiments (actuellement 42% de l’énergie finale totale consommée annuellement en France) et limiter les émissions des gaz à effet de serre. L’isolation thermique et l’étanchéité à l’air sont les activités qui y contribuent le plus, mais d’autres sont aussi concernées en lien avec la qualité de l’air intérieur, la qualité sonore, l’économie des ressources en eau …

Les exigences de performance environnementales se traduisent dans les politiques et les réglementations

Le Grenelle de l’environnement a ainsi par exemple porté la réglementation thermique 2012 sur le neuf avec un niveau de consommation d’énergie fixé à 50 kWh/m2/an , l’obligation de diagnostic de performance énergétique lors de la vente ou la location ou encore la création de la mention « Reconnu Grenelle de l’environnement ». Cette dernière permet désormais sous cette appellation unique de repérer les professionnels engagés dans la performance énergétique et qui peuvent avoir déjà des labels, marques ou certifications y concourant. En 2014, les aides financières liées aux travaux de performance énergétique seront conditionnées à la détention de cette mention. .
La conférence environnementale tenue en septembre 2012 a confirmé un plan de rénovation thermique du bâti (65% du parc existant est antérieur à 1975).
A noter : 57% des emplois du secteur sont liés à l’entretien et à l’amélioration des logements anciens, et 43 % à la construction du neuf.

Les métiers évoluent mais pas forcément les représentations sur le secteur…

Les métiers du bâtiment, accessibles avec ou sans diplômes souffrent d’un déficit d’image alors même qu’ils sont «en tension» et qu’ils peuvent permettre des évolutions de carrière intéressantes, jusqu’à la création ou la reprise d’entreprise.
Certains métiers peuvent avoir une image plus attractive alors même que les débouchés sont plus restreints (ex : les métiers du patrimoine, peinture-décoration, taille de pierre, mosaïste).

D’autres portent une image traditionnelle alors qu’ils évoluent de façon significative et offrent de réels débouchés professionnels. Ainsi, l’usage des énergies renouvelables fait évoluer le métier de couvreur, le peintre façadier s’oriente vers les techniques de l’isolation thermique par l’extérieur, le maçon doit respecter des exigences de plus en plus pointues en matière d’étanchéité à l’air …    

Les nouvelles réglementations, comme la RT 2012 imposent de nouveaux modes d’organisation des métiers nécessitant une collaboration étroite entre eux. En effet, la garantie de la performance globale d’un bâtiment est l’affaire de tous : une cloison traitée par le maçon pour être étanche à l’air peut perdre ses caractéristiques  si l’électricien n’intervient pas en respectant les consignes. 

Enfin des activités de conseil sur l’usage du bien immobilier, de diagnostic sur les performances techniques, de contrôle et d’évaluation des certifications sont en plein développement.

Les métiers du bâtiment peuvent s’exercer dans les entreprises, les collectivités locales, les établissements publics (hôpitaux…) ou privés (hôtels). Ils sont ouverts aux femmes, contrairement à certains préjugés.

La filière Bâtiment est sensible à la contraction économique mais bénéficie sur le long terme du développement de l’économie verte, qui se veut plus respectueuse de l’environnement

 Le poids de la Filière Bâtiment en 2010 représente :
- 1 189 000 salariés
- 349 000 entreprises / 327 000 artisans
- 123 milliards d’euros de travaux


Les programmes du Grenelle devraient permettre, en moyenne, la création ou le maintien d’environ 314 000 emplois sur la période 2009-2020.
D’ici 10 ans, 50% des chefs d’entreprises auront pris leur retraite. Des perspectives intéressantes s’ouvrent donc aux repreneurs éventuels.
Par ailleurs, le taux élevé de départ en retraite pour les prochaines années provoquera de nombreuses embauches : estimation de la profession : 90 000 personnes par an, hors contexte économique.

Toutefois, c’est un secteur qui reste sensible à la crise. Ainsi, on observe sur les métiers du gros œuvre une baisse des dépôts d’offres entre 2008 et 2010 (-18%).

2 métiers sont en tension favorables pour les DE en 2010 et 2011 :

- contrôle et diagnostic du bâtiment : chargé d’affaires contrôle technique BTP, contrôleur BTP, technicien diagnostic immobilier.
- ingénierie et études du BTP : charge d’affaires BTP, chef de projet BTP, acousticien, domoticien, technicien des méthodes BTP…

2 autres métiers présentent un équilibre offres/demandes :

- Pose et restauration de couvertures : Couvreur, Couvreur charpentier, Couvreur poseur de panneaux solaires, Couvreur tuilier, Couvreur zingueur, Monteur de panneaux photovoltaïques …
- Pose de fermetures menuisées : Menuisier aluminium/PVC, Menuisier poseur de fermetures, Poseur / Poseuse en fermetures de bâtiment, Serrurière du bâtiment, Vitrier / Vitrière …

Quelles compétences sont recherchées : il y a peu de « nouveaux » métiers mais des métiers traditionnels qui évoluent

 2 axes importants : 

- Un nouveau contexte d’exercice des métiers : garantir la gestion des interfaces entre les corps d’état
- De nouvelles compétences techniques et organisationnelles à développer.

Compétences techniques

- Renforcer les compétences liées à l’auto-contrôle en premier niveau et en approfondissement : la mesure, le contrôle et le diagnostic.
- Acquérir de nouvelles compétences liées aux matériaux (ex : brique monomur en terre cuite) et techniques utilisés (ex isolation thermique par l’extérieur, installation de pompes à chaleur), dans un contexte où les consignes d’exécution sont de plus en plus complexes.
- Posséder des connaissances élargies pour proposer des solutions globales sur la performance énergétique.

Compétences réglementaires

- Connaître la Réglementation thermique (RT 2012), réglementation sécurité incendie, la réglementation accessibilité (adaptation au handicap)…
- Actualiser ses connaissances des dispositions législatives ou incitatives portant sur les travaux en lien avec l’efficacité énergétique.

Compétences transversales

- Conseiller au client une offre commerciale en vue de la maîtrise de l’énergie, sur la base d’une approche globale des travaux à réaliser
- Posséder des compétences organisationnelles pour garantir l’interface entre les interventions des différents corps d’état lors d’un chantier.