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Exercer comme freelance pour se remettre rapidement en selle

Le développement de l’économie du web conjugué au régime simplifié de la micro-entreprise a fait émerger une nouvelle génération d’indépendants dans les services. Exercer comme freelance tout en recherchant un emploi permet de valoriser son expertise et de développer son réseau professionnel.

Selon l'Insee, environ 2,8 millions de Français travaillent en tant qu’indépendants.
A côté des indépendants traditionnels que sont les commerçants, les juristes, les hôteliers ou les agriculteurs, on assiste depuis une dizaine d’années à l’émergence d’une nouvelle génération travailleurs en solo, sans patron ni employé.
Ce renouveau de l’indépendance, on le doit, selon une note d’analyse de France Stratégie, à la création du statut d’auto-entrepreneur en 2009 et à la révolution numérique qui, en dématérialisant les échanges, permet de travailler n’importe où n’importe quand.

La grande majorité de ces nouveaux indépendants sont des « néo-artisans » exerçant dans le second œuvre (plombiers, peintres, menuisiers…) ou des prestataires intellectuels (consultants, journalistes, graphistes, formateurs…).

Les plateformes web de la « gig economy » (l’économie des petits boulots) tels Uber ou Deliveroo font aussi appel à des chauffeurs et à des livreurs sous le statut de la micro-entreprise mais leur essor reste, selon France Stratégie, marginal et très urbain.

Pas de trou dans un CV

Exercer comme freelance quand on est en recherche d’emploi présente plusieurs avantages. Tout d’abord, il n’y a pas de trou dans votre CV, vous vous maintenez en activité. C’est à la fois un signal positif envoyé au marché et un moyen de garder toute confiance en soi.

Le travail de prospection permet, par ailleurs, de développer son réseau, sachant qu’un client heureux peut devenir demain un employeur convaincu. Il connaît déjà la qualité de votre travail, votre personnalité. Cela vaut tous les entretiens d’embauche du monde.

Ce passage plus ou moins long en freelance convient aussi bien aux profils expérimentés qui vont capitaliser sur leur expertise et leur carnet d’adresses qu’aux profils juniors qui mettront ainsi un pied à l’étrier. En quête de liberté et de développement personnel, 31 % des « millennials » se disent prêts à travailler en freelance selon une étude de Deloitte.

Quel statut ?

Le statut le plus simple et le plus répandu est celui de la micro-entreprise. Fin 2016, il réunissait plus d’un million d’affiliés selon l’Urssaf. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, les plafonds annuels pour les activités d'achat/vente de marchandises et les prestations de services seront doublés en 2018 pour être respectivement portés à 165 600 euros et 66 400 euros.

Parmi les alternatives à la micro-entreprise, on trouve le portage salarial qui permet – comme son nom l’indique – de bénéficier des avantages du salariat tout en se dispensant des contraintes administratives.

La création d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou d’une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) diminue, elle, la base imposable en déduisant un certain nombre de charges, sans être soumis à un plafond de chiffre d’affaires.

Quelques plateformes de mise en relation

Pour capter le phénomène en plein essor du freelancing, les plateformes qui mettent en relation indépendants et donneurs d’ordres (TPE, PME) moyennant commission se multiplient. On trouve par exemple :

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