Je suis journaliste - pigiste

Le journaliste/pigiste est un journaliste salarié, confirmé ou débutant, titulaire d’une carte de presse qui travaille à la « pige », c’est-à-dire par mission(s), pour un ou plusieurs organes médiatiques (presse, radio, audiovisuel…). Il s’agit d’un statut particulier qui relève d’une réglementation spécifique en matière de droit du travail et d’assurance chômage.

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Pour vous, l’accès à l’allocation chômage et les conditions d’indemnisation sont les mêmes que pour les autres salariés.
Des adaptations liées aux modalités spécifiques de travail et de rémunération sont toutefois à prendre en compte. 

Les salariés concernés

Le statut de journaliste professionnel, au sens de l'assurance chômage, s’applique lorsque les conditions suivantes sont réunies :

  • Votre activité régulière et votre rémunération principale relèvent du journalisme ;
  • Vous travaillez dans une ou plusieurs entreprises presse écrite et/ou web, agences de presse, radio, reportages vidéo ou photo… ; 
  • Vous êtes titulaire de la carte d'identité professionnelle délivrée pour un an par la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels. A défaut, vous relevez du régime général. 
Sont concernés :
  • Les journalistes professionnels et les journalistes pigistes titulaires de la carte d’identité professionnelle ;
  • Les journalistes stagiaires titulaires d’une carte portant la mention spéciale ; 
  • Les correspondants qui travaillent en France ou à l'étranger et rémunérés de façon fixe ; 
  • Les collaborateurs directs de la rédaction : rédacteurs-traducteurs, sténographes-rédacteurs, rédacteurs-réviseurs, reporters-dessinateurs, reporters-photographes.
Ne sont pas concernés :
  • Les agents de publicité ; 
  • Les collaborateurs occasionnels de la rédaction, non titulaires de la carte professionnelle. 

Les conditions spécifiques

  • Durée d'affiliation ou de travail requise
    • Pour ouvrir un droit, vous devez justifier d’une durée d’affiliation minimale correspondant à une (ou des) période(s) d’emploi perdue(s).
    • Du fait que votre activité est mesurée en jours, cette durée est calculée uniquement en jours travaillés et correspond à au moins 130 jours travaillés dans les 24 mois (ou 36 mois pour les 53 ans et plus) précédant la fin de contrat de travail.
    • Le nombre de jours travaillés est calculé selon les règles du régime général.
  • Condition de « chômage involontaire »

Vous ne devez pas avoir démissionné pour être indemnisé, sauf si vous justifiez d’au moins 65 jours travaillés depuis un départ volontaire. 

DÉMISSION ET « CLAUSE DE CONSCIENCE » OU « CLAUSE DE CESSION »

Il s’agit d’une autre spécificité réservée aux journalistes. La « clause de conscience » et la « clause de cession » vous permettent, dans certaines circonstances, de démissionner tout en bénéficiant de l’assurance chômage.

  • « La clause de conscience » intervient en cas de changement notable dans le caractère ou l'orientation du journal ou périodique, si ce changement crée, pour le salarié, une situation de nature à porter atteinte à son honneur, à sa réputation ou, d'une manière générale, à ses intérêts moraux.
  • La « clause de cession » intervient en cas de cession (vente) du média pour lequel vous travaillez. 
Si vous prenez l’initiative de la rupture de votre contrat en invoquant la « clause de conscience » ou la « clause de cession », elle sera reconnue par l’assurance chômage comme une démission légitime qui permet d’ouvrir un droit à l’allocation, à condition d’avoir perçu l’indemnité spécifique de licenciement prévue.

Le montant de l’allocation

  • Le montant de votre allocation est calculé sur un salaire de référence particulier.
  • France Travail retient les rémunérations brutes entrant dans l'assiette des cotisations de sécurité sociale (sans application de l'abattement de 30 %) reçues entre le premier jour en contrat de travail jusqu’au dernier jour du dernier contrat dans les 24 mois (ou 36 mois pour les 53 ans et plus) avant la fin du contrat de travail.
  • Etant donné que votre activité n’est pas quantifiable en heures, l’allocation minimale et la partie fixe de votre allocation journalière ne sont pas impactées par le coefficient réducteur applicable aux autres salariés en cas de temps partiel.