#VersUnMétier : recherche couturier(e)s désespérément !

Faire des jeans made in France, voilà le pari que s'est lancé Jean Charles Tchakirian,
gérant de la société Phoenix Jeans depuis 2 ans quand il a décidé de relancer l'atelier de confection familial avec sa marque Le Gaulois.
Pas si simple quand les profils et les savoir-faire d'antan deviennent rares.

 

« Avec une prévente de 1350 jeans sur ulule sous la marque Le Gaulois, l’activité est là. Je recherche depuis fin août /début septembre des couturier(e)s. Mais je peine à trouver des candidats. L’aide de Bruno Petit et Patricia Gunalons, tous deux conseillers au pôle emploi de Meyzieu, est précieuse. Ils ont tout à fait compris le type de profils que je recherche », nous confie Jean Charles Tchakirian.
Le profil idéal : un(e) couturier(e) ayant déjà travaillé dans un atelier qui maîtrise les techniques et le vocabulaire de base.

« Je suis accompagné au quotidien. L’équipe me propose des profils, je prends le temps d’éplucher chaque CV puis on organise pour les candidats qui attirent mon attention une demi-journée d’immersion à l’atelier pour voir si ça fonctionne. Depuis septembre, j’ai recruté 2 collaboratrices. »
Pour chacune d’elles, avec  Pôle emploi, l’entreprise mis en place une AFPR (Action de Formation Préalable au Recrutement), 400h de formation pour adapter les compétences aux besoins de l’atelier. « C’est un peu court quand on pense qu’il y a 20 ans, pour acquérir les mêmes compétences, cela nécessitait 3 ans d’apprentissage » ajoute M. Tchakirian.

Après un accident du travail, Isabelle, piqueuse, recherchait un travail dans la confection depuis 5 ans. « Je suis très contente d’avoir retrouvé un emploi. J’avais envie et j’avais besoin de travailler. Mais jusqu’à présent je ne trouvais pas d’offres dans mon domaine. Pôle emploi m’a appelée, j’ai envoyé ma candidature et j’ai été recrutée en CDD. Et depuis le 10 décembre, mon contrat a été prolongé »

Mélanie, 23 ans, titulaire d’un bac métiers de la mode et d’un bachelor modéliste, avait déjà travaillé en chapellerie. Après avoir candidaté sur pole-emploi.fr et effectué une journée d’immersion, elle a été embauchée. Après quelques mois, elle semble satisfaite et apprécier tout particulièrement l’ambiance à l’atelier.

Avec la mondialisation, la suppression des quotas dans les années 2000, beaucoup d’entreprises françaises de confection (chaussures, textile) avaient fermé leurs portes, le marché florissant dans les pays asiatiques.  Le projet de M. Tchakirian est ambitieux : refabriquer des jeans en France, produire de la qualité, valoriser les savoir-faire qui existent. «On utilise le lin, une matière peu énergivore, aucun litre d’eau nécessaire. La filature est mécanique, sans produit chimique. 97% du prix de nos jeans sont destinés à des entreprises françaises »

L’entreprise recherche toujours du personnel, à terme ce sont 15 recrutements qui pourraient se concrétiser dans les mois à venir.