C’est le bon moment pour embaucher

Pôle emploi est mobilisé pour accompagner les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme dans leurs besoins en recrutement. L’une des priorités : informer les entreprises sur les aides et solutions déployées par l’État pour favoriser les embauches. Valérie Hallier qui dirige le Relais du Château s’en félicite.

« Mon ambition était de recruter une personne pour six mois mais ma conseillère Pôle emploi m’a parlé des avantages du contrat CIE Jeunes. Aussi, lorsque j’ai rencontré Aicha, j’ai tout de suite su que cela allait bien fonctionner entre nous. J’ai fini par lui proposer non pas un CDD mais un CDI. Et j’ai bien fait car je suis très satisfaite de son travail », explique Valérie Hallier qui dirige le Relais du Château à Maintenon, dans l'Eure-et-Loir. Bonne nouvelle car cette brasserie qui fait également salon de thé, ne désemplit pas depuis sa réouverture. Et il en sera ainsi tout au long de l’été, avec l’afflux de touristes qui apprécient l’immense terrasse de l’établissement.

Le CIE Jeunes
« Pour accompagner la réouverture des cafés et des restaurants, nous avons activé différents outils comme un "rallye recrutement" à Chartres, ou de courtes formations visant à permettre aux employés de restauration, de se remettre rapidement dans le rythme. Mais le focus est surtout mis sur l’information des dirigeants d’entreprise à propos des aides à l’embauche qui sont mobilisables. Et elles sont nombreuses, y compris dans le domaine de l’apprentissage et de l’alternance », explique Brigitte Liégeon, responsable d'équipe, Pôle Entreprises à l’agence Pôle emploi de Champhol.

Le contrat initiative emploi jeunes (CIE Jeunes) en fait partie. Il permet aux employeurs du secteur marchand de bénéficier d’une aide financière lorsqu’ils recrutent un jeune âgé de moins de 26 ans ou un jeune reconnu travailleur handicapé (jusqu’à 30 ans inclus). Cette aide à l’insertion professionnelle est intéressante, elle s’élève à 47 % du Smic. « C’est d’autant plus appréciable qu’après des mois de fermeture, les finances ont été mises à rude épreuve », confirme la dirigeante qui travaille en partenariat avec sa conseillère Pôle emploi depuis plusieurs années déjà.  

Des recrutements plus tardifs
« Comme bon nombre d’entreprises de la restauration, je rencontre des difficultés pour recruter du personnel. Je sollicite généralement Pôle emploi car la sélection des candidats que l’on me propose s’avère pertinente. Aicha, par exemple, bénéficie d’une expérience dans la pâtisserie, ce qui est très judicieux au regard de notre activité de salon de thé », explique Valérie Hallier qui compte à nouveau solliciter sa conseillère pour embaucher des saisonniers. En temps normal, la dirigeante confie démarrer ses recrutements en mars et avril. Cette année, compte tenu du confinement et du manque de lisibilité, elle a dû patienter. « Et j’ai donc recruté des étudiants dans l’urgence. Ils n’étaient pas du tout préparés à ce qui les attendait. Dès que je trouve cinq minutes, je contacte mon agence Pôle emploi pour lancer de nouveaux recrutements », confie Valérie Hallier avant de filer. Un client à servir !