Auxiliaire de vie : un métier à revaloriser

« Les métiers des services à la personne vont devenir de plus en plus essentiels »

« Les métiers des services à la personne vont devenir de plus en plus essentiels »

Revaloriser le métier d’auxiliaire de vie : c’est l’objectif du groupement CAP Solidaire qui, avec l’aide de Pôle emploi, met en place des périodes d’immersion (PMSMP) et des parcours de formation pour attirer les demandeurs d’emploi sur ce poste d’avenir.
« Depuis nos débuts, il y a 15 ans, le métier d’auxiliaire de vie a beaucoup changé. Il ne s’agit plus seulement de faire le ménage, mais d’offrir un véritable accompagnement aux bénéficiaires. Il est important pour notre structure de lutter contre la méconnaissance de cette profession, qui offre aujourd’hui beaucoup d’opportunités. »
Marie-Françoise Nicolosi – Chargée de communication à CAP Solidaire

Une cinquantaine de postes à pourvoir

#Tousmobilisés : pour pallier les difficultés de recrutement dans le secteur social, Pôle emploi et CAP Solidaire travaillent de concert pour revaloriser le métier d’auxiliaire de vie.
Aider, accompagner, être à l’écoute de la personne qui ne peut plus assumer seule les actes de la vie quotidienne : tel est le rôle de ces professionnels qui interviennent, chaque jour, auprès des personnes en perte d’autonomie.
« Offrir un véritable accompagnement aux bénéficiaires est le cœur de ce métier, soulignent Marie-Françoise Nicolosi, chargée de communication et Thierry Thomas, responsable du recrutement pour le groupe. Préparer les repas équilibrés, entretenir le logement, aider à la toilette, assister sur les tâches administratives, faire les courses, accompagner lors de sorties… Les missions d’un auxiliaire de vie sont multiples et sont adaptées selon les besoins des bénéficiaires. Force est de constater que la population corse est vieillissante avec une demande de plus en plus accentuée pour un maintien à domicile. » Aujourd’hui, au sein de CAP Solidaire, une cinquantaine de postes sont à pourvoir.

Formation et immersion

« Nous organisons des réunions d’information collectives avec l’employeur au minimum une fois par mois pendant lesquelles nous présentons l’entreprise, les offres proposées…, détaille Léa Fontana, conseillère entreprise à l’agence Pôle emploi de Corte. Cela permet aussi de créer un vivier de candidats pour CAP Solidaire. »
Si aucun prérequis en termes de diplôme ou d’expérience n’est demandé pour ces postes, CAP Solidaire propose, grâce à un centre de formation interne, une montée en compétences de ses salariés :
« Il faut reconnaître que les métiers des services à la personne sont souvent des métiers alimentaires, ou que l’on accepte parfois par défaut. À CAP Solidaire, pour fidéliser nos nouveaux salariés, nous proposons des parcours de formation pour les accompagner dans leur prise de poste puis dans leur évolution professionnelle », note Marie-Françoise Nicolosi.
Pour sécuriser davantage l’embauche, Pôle emploi met en place des Périodes de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP) : « Les demandeurs d’emploi sont en binôme avec un salarié expérimenté qu’il suit pendant toute une semaine. Cela lui permet de se rendre compte, sur le terrain, des contraintes du métier mais aussi des avantages et des bons moments. Même si cette période (d’une semaine) n’est pas rémunérée, nous pensons que c’est aujourd’hui un passage obligatoire pour les candidats qui n’ont aucune expérience professionnelle sur ce métier », explique Thierry Thomas.
En moyenne, CAP Solidaire rencontre 45 candidats par mois pour une quinzaine d’embauches : « 38 % d’entre eux sont des profils sourcés par Pôle emploi, ce qui en fait un très bon partenaire, reconnaît le responsable RH. Nous multiplions aussi les partenariats avec les missions locales, ou Cap emploi pour les embauches de personnes en situation de handicap. Nous exploitons tous les leviers car le secteur social offre une opportunité à tous les profils. »
Autre piste de réflexion en cours : des visites d’entreprise pour permettre aux candidats d’échanger avec les professionnels du secteur. « Les métiers des services à la personne vont devenir de plus en plus essentiels : nous aurons donc besoin de professionnels qui pourront construire une vraie carrière dans cette voie », conclut Marie-Françoise Nicolosi.