Résultats DEFM DEFM pour le 2ème semestre 2020

Retrouvez notre analyse des données de la DEFM pour le 2ème semestre 2020

Statistiques pour le mois de juin 2020 et le 2ème trimestre 2020

Pôle emploi et le ministère du travail ont publié les statistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi fin juin 2020. Comme pour les 3 derniers mois, en raison des circonstances particulières créées par la crise sanitaire et le confinement, cette publication présente les principales évolutions mensuelles, en plus de la publication sur le 2ème trimestre 2020. Le mois de juin 2020, qui vient conclure 1 trim. entier marqué par la crise sanitaire en Guyane, a été l’objet de la mise en place d’un couvre-feu à partir du 11 juin. L’activité commence à reprendre son cours dans un contexte balisé par des horaires de sorties,le télétravail et des conditions restrictives (ex: hôtellerie-restauration).

  1. En Guyane, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C) augmente de 4,3% par rapport au mois précédent et s’établit à 24 740 personnes fin juin 2020. La hausse est également constatée sur ce 2e trimestre 2020 (0,8%). Néanmoins, on constate une baisse de 1,6% par rapport au mois de juin 2019 et de 5,7% en comparaison du 2e trimestre 2019. Il est à noter que le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) augmente également de 3,4% ce mois-ci, en s’établissant à 22 010 personnes, et progresse de 2,9% sur le 2e trimestre.

DEFM 2020

defm-2020

La tendance de ce 2ème trimestre 2020 voit une nette baisse des sorties de liste en Guyane...

2. Contrairement à la tendance de ce 2ème trimestre 2020 qui voit une nette baisse des sorties de liste en Guyane (-50%), celles-ci sont en progression en juin, comme pour le mois de mai, avec 2 080 personnes (+13,7 %).Les sorties de liste se répartissent entre : les reprises d’emploi déclarées (+17,6%), les entrées en formation (+400%), qui ont été régularisées ce mois-ci suite à la phase de confinement, les déménagements et absence du lieu de résidence supérieure à 35 jours (+257,1%) dont la période est propice aux mutations et autres flux migratoires.Le nombre d’arrêts de recherche, notamment pour cause de maladie, est également en hausse (+12,5%), ce qui peut s’expliquer par la prolifération de l’épidémie.A cette hausse, s’ajoutent les radiations administratives qui ont repris ce mois-ci (30 personnes). Quant aux cessations d’inscription pour défaut d’actualisation, elles restent un poste élevé bien que leur nombre soit en baisse (-22,4%).

Malgré le contexte de confinement partiel, l’activité reprend son cours et notamment la formation ...

3.Similairement aux mois de mai et avril, les entrées augmentent en juin (+32,4% sur un mois), mais restent inférieures aux entrées en N-1 (-19,4%) et sont en baisse par rapport au 1er trimestre 2020 (-34,5%). En juin, toutes les entrées sont en hausse, en-dehors des entrées pour ruptures conventionnelles (-33,3%), les fins de mission d’intérim (-25,0% sur le mois mais +14,3% sur le trimestre) et autre licenciement (-16,7% sur le mois et sur le trimestre) qui sont en baisse. Le mois de juin, propice aux fins d’années d’études, voit une augmentation des 1ères entrées sur le marché du travail (+56,7%), ainsi que les retours d’inactivité (+96,4%) qui peut s’expliquer par les fins de formation notamment. Il est à relever que les licenciements économiques ont augmenté (+100% sur le mois et +50% sur le trimestre) et que les entrées pour autres motifs dont les fins d’activité non salariée sont également en hausse sur le mois de juin (+40,9%) et par rapport à N-1 (+24,0%).

En conclusion,

  • La hausse du nombre d’entrées sur ce mois de juin peut en partie refléter les premières conséquences de la crise sanitaire et notamment l’arrêt d’activité de certains indépendants.
  • D’un point de vue trimestriel, les entrées sont néanmoins à la baisse par rapport au 1er trimestre 2020 mais on peut relever un ralentissement du marché du travail avec une augmentation des fins de CDD et missions d’intérim, démissions et des licenciements économiques.