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Opportunité d'emploi

Témoignages Nadjate, 58 ans, et R’kira, 44 ans, AESH, nous parlent de leur métier

  • Comment êtes-vous devenues AESH ?


- R’kira : Je travaillais en tant que vendeuse dans un point presse mais mon quotidien ne me satisfaisait pas. Je n’aimais pas les relations vendeur/acheteur, j’avais envie de davantage d’échanges, d’être plus dans le don. Je voulais aider des gens, me sentir utile. J’ai donc fait mes propres recherches, et je me suis orientée vers le métier d’accompagnant aux élèves en situation de handicap.

- Madjate : J’étais en contrat EVS (Emploi de Vie Scolaire) en tant que secrétaire depuis 5 ans dans un établissement scolaire et je côtoyais quotidiennement les accompagnants d’élèves. En les voyant dans leurs activités, cela a fini par m’intéresser et l’année dernière, j’ai demandé à ma référente dans l’établissement s’il y avait une possibilité de devenir AESH. Il n’y a eu aucun problème pour ce changement d’orientation, même à 57 ans.

 

  • En quoi consiste votre quotidien en tant qu’AESH ?

- Madjate : Je travaille en maternelle. Je m’occupe essentiellement d’enfants handicapés qui ne parlent pas, restent « dans leur bulle » et peuvent parfois avoir quelques comportements violents. C’est un travail de patience, pour d’abord créer un contact avec l’enfant, faire en sorte qu’il accepte votre présence et votre aide. Ensuite, je travaille sur des ateliers (pâte à modeler, peinture, alphabet…) donnés par la maîtresse et sur la sociabilisation auprès des autres élèves. Si l’enfant ne veut pas travailler, on l’occupe. Dans tous les cas, on s’adapte à lui, à ses besoins et on ne le laisse jamais seul. J’ai fait le choix de ne m’occuper que d’un seul enfant parce qu’à cet âge, ils sont peu autonomes et demandent beaucoup d’attention.

- R’kira : Je travaille avec deux enfants dans un même groupe scolaire. Le premier est un enfant hyperactif en CM2 que je suis depuis deux ans. Avec lui, et en accord avec la maîtresse qui lui fixe des objectifs, j’essaie de travailler sur son attention en classe. Le second est un adolescent en 4ème, handicapé moteur. Dans ce cas, je suis plus là pour remplacer ses jambes, pour veiller à ses déplacements, à son installation en classe. Ma semaine se répartit selon un planning établi, avec un enfant à charge par jour. Au quotidien, il s’agit d’installer une confiance, de s’adapter à l’enfant, à ses besoins, d’être à l’écoute et d’être attentive à son ressenti, sa fatigue, ses difficultés.


  • Qu’est ce vous plait le plus dans votre métier ?

- R’kira : J’aime l’idée d’instaurer une véritable relation de confiance avec ces enfants. Nous ne sommes ni leurs enseignants ni leurs parents, ce n’est pas un rapport d’autorité mais un travail d’équipe. Je trouve gratifiant d’alléger les difficultés et faire en sorte que malgré le handicap ils restent des enfants comme les autres. Il y a une véritable complicité, avec des secrets partagés, et les voir progresser est un véritable enrichissement.

- Madjate : A la fin de l’année, voir l’évolution de ces enfants est une satisfaction incroyable. Faire en sorte qu’ils nous regardent, qu’ils nous répondent, les sentir plus autonomes, les voir rire avec d’autres enfants et aussi sentir leur reconnaissance par des petits gestes d’attachement, tout cela me rend profondément heureuse. On ne résout pas tous les problèmes liés au handicap, mais c’est toujours une petite victoire. Chacun apprend de l’autre, et j’ai déjà dit à mon référent que je voulais re-signer sur ce poste jusqu’à ma retraite !


Je postule pour devenir AESH

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