Accéder aux espacesBloc fermé
Changer de régionBloc fermé
Météo de l'emploi

L’emploi maritime : un potentiel méconnu à découvrir

Ce sont des emplois méconnus mais en pleine expansion : les métiers de la mer. Au niveau national, des énergies renouvelables à la recherche en passant par la pêche, 1 million d’emplois sont prévus en 2030. Et la région PACA devrait en bénéficier à plein : la région est en effet la première région maritime française, avec d’ores et déjà 140 000 emplois maritimes.

Tout masquer

Les métiers de la mer, une forte croissancearticle ouvert

Un doublement de l’activité économique maritime à horizon 2030. Cette perspective, Patrick Baraona, directeur du pôle de compétitivité « Pôle Mer Méditerranée », l’a annoncé lors d’une « EmploiStore conf » organisée en juin 2017.

Cette forte croissance économique du secteur marin devrait engendrer, d’après le cluster maritime français, 1 million d’emplois en 2030. Les secteurs les plus porteurs ? Le bateau du futur et les énergies renouvelables maritimes.

Patrick Baraona, directeur du Pôle Mer Méditerranée

image video 1 emploi maritime

 

Aujourd’hui, les métiers de la mer représentent déjà 400 000 emplois directs au niveau national, avec des centaines de métiers différents.

Des métiers très divers, sur terre et sur merarticle ouvert

Si l’emploi marin est fortement concentré dans l’hôtellerie-restauration et les travaux en mer (80 % de l’emploi salarié de la filière), les métiers de la mer sont très divers – et parfois nouveaux. Voici un panorama des principaux secteurs concernés :

  • L’infrastructure et les ports. Ici, les métiers concernés sont les fonctions de gestionnaires de port, marins, pilotes, dockers, métiers de la logistique, etc. À l’avenir, les ports connectés vont ouvrir de nouveaux métiers, pas forcément connus aujourd’hui.
  • Le naval et le nautisme. Les métiers du nautisme et naval concernent la construction, la réparation et la maintenance de bateaux, que ce soit pour des navires civils, militaires ou de plaisance.
  • Les énergies, notamment les ressources énergétiques et minières marines : gaz, pétrole, minerais, pose de câble de télécommunications. Ces derniers métiers sont quasiment tous internationaux (basés à l’étranger). Les énergies renouvelables et biologiques marines (pêche) sont aussi pourvoyeuses d’emploi.
  • Les biotechnologies bleues, un secteur de recherche pure. Le but : étudier la faune et la flore marines pour créer des applications en santé, cosmétologie, agroalimentaire, etc.
  • L’environnement et l’aménagement du littoral. Des métiers qui consistent, par exemple, à inspecter la qualité des eaux, à analyser les risques courus par les côtes (érosion, submersion…), etc. Ce secteur concerne tous les types de profils. Par exemple, pour l’analyse des risques côtiers, les sciences humaines et sociales sont sollicitées : géographie, problématiques d’impact sur les populations, etc.
  • Le génie écologique côtier, qui est un secteur émergent. Un secteur qui concerne la restauration du milieu marin, notamment en termes de biodiversité.

A tous ces secteurs, il faut ajouter les chantiers navals, une filière en forte croissance. Les chantiers navals sont des zones spécialement aménagées pour la construction, la réparation, l’entretien, la déconstruction et l’aménagement de navires. Et ces chantiers nécessitent également des milliers d’emplois.

Un exemple : le chantier naval de la Ciotat, un chantier qui concerne autant la construction de bateaux que la maintenance et de la réparation. 750 personnes y travaillent au quotidien, avec un pic d’activité entre octobre et juin, période durant laquelle la maintenance et la réparation des navires sont réalisées.

Sur ce chantier les métiers concernés sont « tous les métiers du bâtiment qui se font sur un bateau », selon Sylvie Borel, conseillère spécialisée relation entreprise au sein de La Ciotat. Parmi ces métiers, on peut citer ceux de chaudronnier, soudeur, stratifieur, électricien, menuisier-charpentier et ébéniste.

Pour s’informer sur ces différents métiers et le secteur de l’économie maritime en général, le site de l’Emploi Store livre toutes les informations indispensables.

De nouveaux métiers, mais aussi une « maritimisation » des emplois existantsarticle ouvert

Si certains métiers de la mer sont nouveaux et nécessitent donc une formation spécifique, il existe des métiers déjà existants qui peuvent migrer vers un métier marin. La solution : « maritimiser » ses compétences. Gwenaëlle Huang, conseillère spécialisée nautisme au sein de l’agence Pôle emploi Antibes explique ainsi qu’il y a deux possibilités selon les métiers.

Pour les métiers marins exercés à bord de bateaux, la transition peut être rapide. Par exemple, un cuisinier de la restauration traditionnelle peut embarquer sur un bateau, à condition de parler anglais et d’avoir passé un certificat de base à la sécurité, pour exercer son métier originel, mais sur un navire.

Pour les métiers marins exercés sur terre, il peut être nécessaire de se former. Un demandeur d’emploi ayant exercé le métier de carrossier peut par exemple tester une immersion professionnelle au sein d’une entreprise marine. L’employeur et le demandeur d’emploi pourront alors, pendant ces quelques semaines d’immersion, vérifier les compétences transférables d’un métier à l’autre. Une action de formation préalable au recrutement (AFPR) peut aussi être mise en place par Pôle emploi en complément. Concrètement : une formation définie ad hoc avec l’employeur, de manière à maximiser l’embauche du profil concerné.
 

La région PACA, une région dynamique en emplois maritimesarticle ouvert

En région PACA, 140 000 emplois sont déjà directement liés à la mer. L’économie maritime y est plutôt spécialisée dans la réparation et maintenance. La base navale de Toulon, 1ère base navale militaire en Méditerranée où est maintenu 80 % de la flotte française, constitue notamment un grand bassin d’emplois. «Les zones d’emploi de Marseille - Aubagne et Toulon représentent les deux tiers des emplois et de la richesse dégagée maritimes de Paca» confirme la direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi de la région.

Marseille est également à l’honneur : la ville accueille de nombreux chantiers de réparation de bateaux civils. Il y existe, d’après Patrick Baraona, directeur du pôle de compétitivité « Pôle Mer Méditerranée », une dynamique nouvelle qui n’existait pas il y a 10 ans encore.

Extrait de l’EmploiStoreConf sur les métiers de la mer

emploi maritime - image video 2

 

Enfin, le département des Alpes-Maritimes est plutôt spécialisé dans le yachting, un domaine en forte croissance : l’activité y augmente de +5 à 10 % par an selon Mme Borel, conseillère spécialisée relation entreprise au sein de La Ciotat.

Un secteur poussé par une forte volonté politique et publiquearticle ouvert

Étant donné les perspectives, les organismes publics mettent en place des actions pour favoriser le développement du secteur. C’est le cas de la région PACA qui a mis en place une opération d’intérêt régional (OIR) en faveur de l’industrie navale et maritime. Concrètement, il s’agit de « concentrer en priorité les financements et mobiliser l'ensemble des politiques concernées sur chacune des filières [économiques] d’excellence. » Pour ce qui concerne la filière maritime, la région s’est donnée pour objectif de « structurer la filière navale et maritime pour conquérir de nouveaux marchés. » Concrètement, la région PACA a lancé un investissement d’un milliard d’euros dans tous les secteurs concernés par les OIR, dont le secteur marin. Les entrepreneurs intéressés proposent des projets et si ces projets sont validés, la région débloque des financements. In fine, ce sont 50 000 emplois, tous secteurs confondus, qui sont promis.

 

PARTAGER SUR
  • PARTAGER SUR Twitter (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Facebook (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Viadeo (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Google+ (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Linkedin (Nouvelle fenêtre)
emploi maritime