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Les conseils de Pôle emploi

RH et coûts du travail : décryptage de l’effet de noria

Pour réduire sa masse salariale, une entreprise peut choisir de remplacer chaque départ d’un senior (retraite, départ volontaire) par un jeune diplômé, moins coûteux. C’est ce qu’on appelle « l’effet de noria ». Décryptage.

Qu’est-ce que l’effet de noria ?

La masse salariale d’une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. Entre les départs de collaborateurs et les arrivées de jeunes recrues, le coût global du travail n’a pas le même poids. Tous les ans, ce sont plus de 600 000 salariés qui partent à la retraite en France. Autant de compétences qu’il faut remplacer au sein des entreprises et d’opportunités de recruter de nouveaux collaborateurs, plus jeunes, à un niveau de rémunération inférieur.

Cette variation de la masse salariale est appelée « effet de noria ». Il mesure l’économie réalisée par une entreprise lors du remplacement d’un salarié par un autre. Il se calcule ainsi :

Un effet de noria, négatif ou proche de zéro, est le signe d’une bonne optimisation de votre masse salariale. En effet, à effectifs constants, la masse salariale tend à augmenter avec le temps en raison de 3 phénomènes :

  • le glissement : les augmentations de salaires annuelles alourdissent la masse salariale d’une année sur l’autre,
  • le vieillissement : les rémunérations progressent sous l’effet des primes d’ancienneté dans le métier et/ou sur le poste,
  • la technicité : les salaires évoluent du fait de changement de qualifications supplémentaires et d’acquisition de nouvelles compétences.

Au fil du temps, le coût de production de votre entreprise augmente donc progressivement sous la pression de la masse salariale.

La gestion de la masse salariale : un juste équilibre à trouver

« Supprimer » les gros salaires en remplaçant les départs par des jeunes diplômés permet de réaliser des économies. Mais penser sa politique RH sous le seul angle de la rentabilité salariale peut conduire à des erreurs de management.

Un salarié « âgé », avec de l’ancienneté, est un employé avec de l’expérience et donc, dans la majorité des cas, autonome et efficace. Les employés les plus anciens réalisent certaines tâches automatiquement et sont souvent plus productifs. Cet élément n’est pas pris en compte par l’effet de noria.

Du côté des plus jeunes, l’embauche d’un nouveau collaborateur impose généralement une période de formation durant laquelle cet employé « coûte » du temps et ne délivre pas 100 % de ses capacités.

Au final, la bonne marche d’une entreprise repose sur un juste équilibre entre des profils jeunes et plus expérimentés. Ces derniers forment le socle de la société tandis que les premiers en assurent la dynamique et la projettent dans l’avenir. La clé de la réussite d’une entreprise tient donc dans un bon management intergénérationnel. Selon une enquête de l’Observatoire du management intergénérationnel , 85 % des entreprises gagneraient en efficacité si elles parvenaient à mieux connecter les générations entre elles !


Pour aller plus loin :
→ Zoom sur le contrat de génération (à venir)
4 raisons de s’intéresser au management intergénérationnel

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