Accéder aux espacesBloc fermé
Changer de régionBloc fermé
Les métiers de demain

Les métiers de la robotique et des objets connectés

Du bracelet connecté au robot industriel, un foisonnement d’objets intelligents est appelé à envahir notre quotidien. Il faudra des cerveaux pour les concevoir et des mains agiles pour les piloter et les installer.

La robotique

Partie de loin, la France comble peu à peu son retard en robotique industrielle. On recherche des roboticiens dans les laboratoires de R&D et les bureaux d'études mais aussi sur les lignes de production et les services de maintenance.

Quels sont les principaux métiers ?

Le concepteur de robot. Un expert en robotique doit maîtriser un grand nombre de domaines d’expertise. Il doit à la fois travailler à la conception du robot et à sa programmation. Ce qui suppose des connaissances en mécanique, en électronique et en informatique embarquée.
Le mécatronicien. A la croisée de la mécanique, de l'électronique et de l'informatique, le mécatronicien conçoit des systèmes embarqués toujours plus intelligents et miniaturisés. Intervenant dans les secteurs de l’automobile ou de la Défense, il maîtrise les logiciels de CAO et de DAO.
L’opérateur de commande numérique. Il ne suffit pas de concevoir des robots industriels, il faut ensuite les paramétrer une fois à l’usine. L’opérateur va programmer le bras articulé en fonction de la production en cours sur la chaîne de fabrication.
Le technicien de maintenance. Connaissant tout du fonctionnement des machines-outils et autres commandes numériques, le technicien de maintenance assure le suivi et l’entretien des robots industriels.

En quoi sont-ils des métiers ou des compétences d’avenir ?

La robotisation s'accélère. Selon la dernière étude de la Fédération Internationale de Robotique (IFR), l’industrie mondiale compte 74 robots pour 10 000 employés contre 66 en 2015. Avec 132 robots, la France se classe 18ème dans le monde, derrière la Corée du Sud, le Japon, l’Allemagne ou la Suède. Selon le syndicat professionnel Symop, la robotisation ne supprime pas des emplois mais fait au contraire office de rempart à la délocalisation en maintenant un tissu industriel dans les pays développés.

Les formations et/ou MOOC pour les exercer

Le concepteur de robot est généralement un ingénieur diplômé en électronique, en informatique industrielle ou en automatismes. La filière robotique recrute aussi au niveau DUT, BTS et licence pro en génie mécanique, en contrôle industriel ou en systèmes automatiques. Les Moocs en français sur la robotique sont rares. Les anglophones trouveront des cours en ligne sur Coursera et une introduction à la robotique de l’université de Stanford sur YouTube.

Ça recrute déjà !

Automobile, aéronautique, agroalimentaire, industrie pharmaceutique, défense… Un grand nombre de secteurs font appel à des spécialistes de la robotique. Le motoriste aéronautique Safran recrute ce type de profils, de même que Renault. A noter que les entreprises de travail temporaire proposent également un grand nombre de missions d’intérim aux opérateurs de commande numérique.
 

Les objets connectés

A l’usine, à la maison, dans nos voitures et même sur nous…. Les objets connectés se multiplient. De nombreux emplois vont se créer pour les concevoir, les installer et les maintenir.

Quels sont les principaux métiers ?

Le pilote de drone. Le pilote de drone civil ou télépilote doit à la fois savoir télécommander son engin et maîtriser les règles de sécurité et les textes réglementaires. Son brevet en poche, il peut exercer dans les métiers du BTP (inspection de bâtiment, suivi de chantier, bilan thermique), de la sécurité (surveillance de sites difficiles d’accès), des médias (prise de vue aérienne) ou de l’agriculture (optimisation des rendements, détection des maladies). L’Armée recrute aussi des pilotes de drone.
Le domoticien. L’internet des objets donne un coup de neuf à la domotique. Fini les fils à tirer des dans toute la maison. Thermostats, lampes et autres détecteurs sont reliés en wifi. Le domoticien 2.0 installe dans les règles de l’art ces dispositifs de « smart home » et assure leur maintenance. Il travaille à son compte ou pour les revendeurs, installateurs-intégrateurs, constructeurs…

En quoi sont-ils des métiers ou des compétences d’avenir ?

Selon une étude du Boston Consulting Group, le marché mondial de l’internet des objets (IoT) devrait croître d’au moins 20 % par an pour atteindre 250 milliards d’euros en 2020. Sur le seul secteur de l’industrie, l’Apec a vu le volume de ses offres d’emploi exigeant des compétences en IoT progresser de 113 % entre 2015 et 2016. Le marché de la maison intelligente attire, lui, de très nombreux acteurs : opérateur télécom (Orange), spécialiste de la domotique (Delta Dore), expert en automatisation (Somfy), distributeur de matériels électriques (Legrand), fournisseur d’énergie (Engie) ou assureur (Axa).

Les formations et/ou MOOC pour les exercer

Comme dans la robotique - les robots n’étant que de gros objets connectés -, les formations de technicien ou d’ingénieur spécialisés dans les automatismes, l’électronique et l’informatique embarquée mènent aux métiers de la conception et du développement en IoT. Le plan 10 000 formations au numérique prévoit de former au métier d’« agent d’installation multimédia et appareils connectés ».
En ce qui concerne les pilotes de drone, Télépilote propose une formation de 3 semaines et Drones & Good de 12 semaines. A noter que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) durcit les conditions d’exercice. A partir 1er juillet 2018, les télépilotes devront suivre une formation théorique.

Ça recrute déjà !

Site d’emploi dédié, emploiobjetsconnectes.com recense les annonces de développeurs ou d’ingénieurs orientés IoT qu’elles émanent de fabricants (Netatmo, Parrot…), de sociétés de services (Scalian, Assystem, Sogeti…) ou d’entreprises utilisatrices (Airbus, Vinci, Total, Seb…). En ce qui concerne le pilote de drone, le site Le Dronologue centralise les offres d’emploi de divers job boards. L’Armée de Terre recrute aussi ce type de profil. Pour postuler un diplôme type CAP/BEP ou BAC sont appréciés mais non obligatoires.
 

PARTAGER SUR
  • PARTAGER SUR Twitter (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Viadeo (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Facebook (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Linkedin (Nouvelle fenêtre)
  • PARTAGER SUR Google+ (Nouvelle fenêtre)

Les métiers de demain - Dresseur de robots

Les métiers de demain, la domotique et objets connectés